– Mais pourquoi ? D’instinct, j’avais adopté le même ton feutré, dont je ressentis le ridicule, dans le même temps que je pensai enfin à observer les alentours. Je ne vis rien, dans un premier temps. Shiraz désigna l’obscurité, à l’opposé du fleuve, dans la direction des arbres : vers la jungle. Et je compris, d’un coup. La jungle avait des yeux, partout, depuis le sol jusqu’à mi-hauteur des frondaisons. Le hululement tant redouté se fit alors entendre, suivi de plusieurs autres, en écho rapproché. Dans l’obscurité, les yeux-soucoupes des lémuriens étaient légèrement luminescents, de ce rouge fluorescent et terrifiant des vampires de cinéma. Et ces yeux-là bougeaient, ils se rapprochaient, ils nous cherchaient… Un trouble subit me coupa les jambes. J’étais affolé ; cela, je devais l’ad


