60Pour la première fois depuis bien longtemps, Carole Magnan se sentait totalement détendue. Une agréable chaleur baignait son visage et enveloppait délicieusement son corps. Au-dessus d’elle, le feuillage d’un arbre murmurait sous l’effet d’un doux zéphyr qui caressait également sa nuque et elle percevait tout près d’elle le bruit apaisant d’un jet d’eau et le joyeux pépiement d’un moineau. Elle ne distinguait cependant rien autour d’elle. Sa vue était à nouveau complètement floue, comme si elle refusait désormais de revoir le monde extérieur. Où était-elle précisément, d’ailleurs ? Elle n’en savait rien et peu lui importait, car elle sentait une présence bienfaisante auprès d’elle. Un homme dont elle humait l’eau de toilette à la fragrance boisée. Une voix masculine, chaude et rassuran


