48Allongée à l’ombre d’un grand noyer, Carole Magnan avait fini par s’assoupir, mais son sommeil avait été agité. À son réveil, le souvenir de cette femme qui rentrait à son domicile, s’imposa comme une évidence. Comme s’il avait toujours été présent dans sa mémoire. Le visage de cette brune qui se regardait dans le miroir de la salle de bains, elle le reconnaissait maintenant. C’était le sien. Les images qui menaient auparavant une ronde folle dans sa tête s’agençaient progressivement, comme un puzzle qui dévoilait lentement ses secrets. Les visions qu’elle avait eues, les cauchemars qu’elle avait faits, tout cela commençait à avoir un sens désormais. Ce n’était pas des hallucinations erratiques, mais des réalités que son esprit avait mélangées avec de la fiction, comme s’il voulait l


