41Les gouttes de pluie qui caressaient le visage de Carole Magnan finirent de la faire émerger du vertigineux rêve d’accident d’avion qu’elle venait de faire. Elle réalisa au bout de quelques instants que cela traduisait vraisemblablement une vieille phobie personnelle qui resurgissait, sans doute à l’occasion de sa grande fatigue. Elle mit un moment à recouvrer ses esprits. Où suis-je ? Il faisait nuit. Un orage tonnait au loin et l’averse cessa aussi vite qu’elle était arrivée. Carole prit conscience qu’elle était assise sur un sol sablonneux, adossée à un tronc d’arbre et le menton posé sur le torse. La scientifique releva lentement la tête pour constater qu’elle se trouvait dans une forêt. Elle essuya les gouttes d’eau sur son crâne rasé du plat de la main et fit ensuite un effort


