XVIDix jours plus tard, Orietta reçut une lettre chargée, timbrée de Faletti. Sa main tremblait un peu en l’ouvrant. Difficilement, elle déchiffra la petite écriture aiguë qui couvrait deux pages d’un papier commun. « Ma chère enfant, « Je suis ici depuis un mois, revenu de ce lointain Brésil où j’ai gagné une maladie qui, peu à peu, me conduit à la tombe. J’en ai rapporté aussi une modeste fortune, suffisante pour me faire vivre jusqu’à la fin, mais qui ne me permet pas de subvenir à l’existence même d’une seule de vous deux. C’est donc vous dire mon impossibilité de répondre au désir que vous m’exposez. « Je vois avec satisfaction que vous êtes une noble et fière nature. Mais, en envoyant Faustina et vous vers lord Cecil Shesbury, j’obéissais à des motifs qui existent toujours aujourd


