GABRIEL Le silence est une lame. Elle s’enfonce en moi plus profondément que ses cris, plus profondément que son corps. Elle me brûle de l’intérieur. Je suis encore en elle. Je le sens. Et déjà la haine revient, sourde, étouffante, comme une marée noire qui me submerge. Je me dégage d’un geste sec, presque v*****t. Elle gémit à peine, un souffle coupé, et son corps retombe lourdement sur le matelas froissé. Son souffle est court, haché. Ses cuisses restent entrouvertes, marquées par mes mains, par ma rage. J’ai envie de vomir. Je me redresse, chancelle, la sueur coule de ma nuque à mes reins. Mon cœur cogne si fort que j’ai l’impression qu’il va éclater. Mes mains tremblent encore. Je les regarde comme si elles ne m’appartenaient pas. Des mains d’homme. Ou des mains de monstre. Ell


