GABRIEL Je ne peux plus attendre. Chaque fibre de mon corps hurle qu’elle est là, à portée de main, que tout ce qui m’a retenu jusque-là tombe en poussière. Clémence est assise sur le canapé, les jambes croisées avec une grâce insolente. Sa chemise, froissée, laisse deviner la courbe de ses épaules et l’ombre délicate de sa clavicule. Ses cheveux tombent en mèches indisciplinées sur son visage et sa nuque, certains fils effleurant ses lèvres, comme pour me défier de ne pas les caresser. Ses yeux brillent d’un éclat cruel et moqueur, et je me perds dans ce vertige. Elle sourit, un mélange de douceur et de provocation, comme si elle savait exactement ce que je veux et décide de m’en faire payer le prix. Ses mains effleurent son cou, ses bras, un geste presque inconscient mais irrésistible


