Je fus naturellement bien étonné d’apprendre que le cocher avait été mis à la porte, et bien plus de reconnaître dans son remplaçant le chauffeur qui nous avait promenés, Albertine et moi. Mais il me débita une histoire compliquée, selon laquelle il était censé être rentré à Paris, d’où on l’avait demandé pour les Verdurin, et je n’eus pas une seconde de doute. Le renvoi du cocher fut cause que Morel causa un peu avec moi, afin de m’exprimer sa tristesse relativement au départ de ce brave garçon. Du reste, même en dehors des moments où j’étais seul et où il bondissait littéralement vers moi avec une expansion de joie, Morel, voyant que tout le monde me faisait fête à la Raspelière et sentant qu’il s’excluait volontairement de la familiarité de quelqu’un qui était sans danger pour lui, puis


