Malgré cette brouille avec la Patronne, les Cambremer n’étaient pas mal avec les fidèles, et montaient volontiers dans notre wagon quand ils étaient sur la ligne. Quand on était sur le point d’arriver à Douville, Albertine, tirant une dernière fois son miroir, trouvait quelquefois utile de changer ses gants ou d’ôter un instant son chapeau et, avec le peigne d’écaille que je lui avais donné et qu’elle avait dans les cheveux, elle en lissait les coques, en relevait le bouffant, et, s’il était nécessaire, au-dessus des ondulations qui descendaient en vallées régulières jusqu’à la nuque, remontait son chignon. Une fois dans les voitures qui nous attendaient, on ne savait plus du tout où on se trouvait ; les routes n’étaient pas éclairées ; on reconnaissait au bruit plus fort des roues qu’on t


