Chapitre deuxième-15

5232 Mots

Peut-être le mieux serait-il d’attendre un peu, de commencer par voir Albertine comme par le passé pour tâcher d’apprendre si je l’aimais vraiment. Je pourrais l’amener chez les Verdurin pour la distraire, et ceci me rappela que je n’y étais venu moi-même ce soir que pour savoir si Mme Putbus y habitait ou allait y venir. En tout cas, elle ne dînait pas. « À propos de votre ami Saint-Loup, me dit Mme de Cambremer, usant ainsi d’une expression qui marquait plus de suite dans les idées que ses phrases ne l’eussent laissé croire, car si elle me parlait de musique elle pensait aux Guermantes, vous savez que tout le monde parle de son mariage avec la nièce de la princesse de Guermantes. Je vous dirai que, pour ma part, de tous ces potins mondains je ne me préoccupe mie. » Je fus pris de la crai

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