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3066 Mots
I'm Emzy ✍️ Plongée dans l'obscurité de la nuit, la forêt était silencieusement endormie comme tous les soir . Au loin, une lumière éclairait une pièce, l'une des chambres de Ruslan. — Oh..., gémit une jeune femme blonde qui venait d'atteindre l'or.gasme. Ruslan quitta sur elle et tomba sur l'oreiller auprès d'elle, essoufflé,le regard perdu sur le plafond. " Et de cinq " pensa t-il honteux. C'était la cinquième femme avec laquelle il couchait depuis le depart de Nora, un mois déjà c'était écoulé, trente jours mais il avait vécu chacun d'eux comme un supplice, une misère. Chaque jour quand il ouvrait les yeux, il implorait le ciel de lui venir en aide, d'enlever cette douleur atroce et insupportable de sa poitrine, de lui pardonner. Le matin et les soirées étaient terribles pour lui. Se réveiller dans ce lit froid,seul et s'y coucher toujours aussi seul,jamais il n'avait détesté la solitude. Mais depuis que Nora n'était plus dans sa vie, elle lui était devenue insoutenable, il ne voulait plus être ce loup solitaire mais il avait fais son choix et ne pouvait changer d'avis. La femme posa sa main sur sa joue et tourna sa tête vers elle et lasse, il regarda une nouvelle fois ces yeux verts qui n'étaient pas les siens, qui étaient loin d'égaler ceux de Nora. Ce vert manquait quelque chose de spécial, ils avaient certes la même teinte que pour sa ved'ma mais quand il s'y plongeait, il ne voyait pas cette lueur malicieuse encore moins cette douceur et cette innocence que transmettaient les siens. Oui la cinquièmes blonde aux yeux verts avec laquelle il couchait pour oublier celle qui le hantait mais comme à chaque fois, il se sentait sale, coupable de l'avoir trahi, de ne pas arriver à passer le cap. Froidement, il attrapa son poignet et tira sa main pour ne plus être à son contact. Cette réaction ne manqua pas d'étonner la jeune femme qui se redressa, dévoilant sa poitrine plantureuse qui ne lui faisait plus aucun effet. Dégouté par cette vision,il enleva les couvertures sur ses jambes et après avoir récupéré son caleçon, il se hâta de l'enfiler. — Mais qu'es-ce que tu fais? Tu vas où ? Demanda t-elle troublée en l'attrapant par l'épaule. — Je vais dans ma chambre, tu peux rester ici si tu veux ou je t'appelle mon chauffeur pour qu'il te ramène, dit-il sur un ton qui n'appelait pas au débat. La femme sauta du lit au même moment que lui, rouge de colère à cause de son comportement. — Tu peux m'expliquer ce qui t'arrives ? Tu me fais venir chez toi, tu me fais l'amour.... — Je te bai.ses Francesca,retiens le bien. Francesca amortit le coup d'un geste de la tête en avalant sa salive mais sans toute fois decolérer, elle ne méritait pas d'être traitée ainsi. Comme un vulgaire objet. — Tu ne peux pas me laisser ainsi Ruslan ! — Tu t'attendais à quoi ? À une Alliance ? Ne sois pas soulante s'il te plaît ! — Or.dure! Hurla t-elle alors qu'il prenait la porte sans se soucier de son ressentiment. Tout ce qui l'importait était de s'éloigner d'elle au plus vite pour se retrouver dans sa chambre et repenser comme chaque soir à Nora, à ses nuits avec elle. Énervée, elle ramassa un oreiller et le jeta sur la porte qui venait de passer en hurlant son mécontentement tout en tapant des pieds comme une gamine capricieuse qui n'avait pas obtenu ce qu'elle voulait . — Espèce d'i.diot ! Entendit Ruslan de sa chambre alors qu'il était déjà confortablement couché dans son lit, les bras pliés sous sa tête, les yeux sur le plafond qui était devenu un projeteur sur lequel il revoyait clairement le corps de Nora enlacé contre le tien , entendait parfaitement son rire pur, se sentait caressé par ses touchers, captivés par son parfum doux. '' Nora qu'as-tu fais de moi " , pensa t-il dépité par sa situation misérable en fermant les yeux pour retrouver les ténèbres. *** L'aube avait déjà fais son entrée et le soleil percé les profondeurs du ciel. Debout, sur le balcon, sa tasse de café chaude entre ses mains, Ruslan observait tristement la forêt vivre, jaloux de ne pas être comme elle. Envieux de sa gaieté, de sa tranquilité dont lui était orphelin. Comme à son habitude depuis un mois, il se tourmentait sur sa situation, pestait contre ce sentiment de vide abyssal qui ne le quittait plus et qui même s'il avait beau se dire qu'il ne voulait plus, lui était indissociable, intime. Il était pour lui comme un complice dan ses moments de détresse psychologique et émotionnelle. Un trou qu'il aimait creuser en se rapellant de ce qu'il mélancoliquement ce qu'il avait perdu aussi pour se torturer d'avoir abandonné. Inspirant profondément, il plongea ses lèvres dans le liquide pour en prendre une gorgée. Il était entrain de boire sa tasse avec ses idées sombres toujours dans la tête quand il entendit le parquet être claqué par des talons hauts puis ceux-ci s'arrêtèrent et ils furent remplacés par le son d'un papier plastique une l'on déchirait. — T'as quoi dans ton frigo? Les oreilles de l'homme frémirent d'exaspération, entendre sa voix aiguë alors qu'il ne désirait que le silence l'horripilait et il dû se faire vio.lence en contractant ses machoires volontaires pour ne pas la jeter hors de chez lui. Elle empestait les lieux de sa présence. Le boxeur attendait en comptant les secondes le moment où elle s'en irait, seulement là, il pourrait souffler sa frustration. — T'es devenu sourd ? — Et toi aveugle ? Regarde ! Claqua t-il de plus en plus irrité de la savoir encore dans sa maison. Comme il regrettait de l'avoir ramené dans sa maison. — Pas besoin d'être de si mauvais poil, j'y vais, soupira excédée Francesca, les mains levées au ciel. Il serra les dents étant une nouvelle fois soumis au supplice de ses talons qui griffaient le sol. La femme ouvrit le frigo et y prit une brique de lait ainsi que des oeufs pour se faire une omelette. — Qu'es-ce que tu veux au petit déjeuner ? Ah non, il avait atteint son quota de patience, elle n'allait tout de même pas cuisiner dans ses casseroles, il en était hors de question. Furieusement, il regagna la cuisine, posant sa tasse sèchement sur l'îlot . Il rongea d'un pas pressé la distance qui le séparait de l'objet qui lui mettait les nerfs à cran pour l'attraper par le coude alors qu'elle s'apprêtait à casser les oeufs. — Mais qu'es-ce que tu fais ? S'écria t-elle déboussolée. — On doit y aller, j'ai des choses à faire. Suivant contre sa volonté son amant, la jeune femme avait du mal à se tenir en équilibre sur ses talons alors que sans douceur, il la tirait vers l'extérieur et après l'avoir jeté comme un sac dans sa voiture, il claqua les portières. — Tu peux me dire ce que tu as? S'emporta celle-ci qui comprenait de moins à moins ce dernier. Sans aucune réponse pour elle, Ruslan fit vrombir son moteur puis prit la direction de la ville sans un regard, concentré sur la route qui défilait sous ses yeux enragés, filant à toute vitesse sur le bitume froid qui subissait sa colère par l'écrasement v*****t de ses pneus . Francesca paniquait, inquiète de la vive allure du boxeur qui semblait vouloir mettre fin à ses jours sur la route, elle n'avait rien contre, chacun faisait comme il voulait mais elle craignait pour sa vie. Elle, elle n'était pas prête à passer de vie à trépas si c'était le cas pour lui . — Mais ralentis ! Lui intima t-elle horrifiée par la tournure que prenait les choses. — Ruslan... l'implora t-elle en arrêtant ses poignets pour le faire revenir à l'instant présent. Elle jetait aussi par ailleurs des regards affolés sur la route et sur lui. Ruslan ne l'écoutait pas, une vorace colère avait flambé sans aucune raison en lui et tout ce qu'il voulait c'était tout détruire sur son passage comme lui mais sans se tuer comme le pensait Francesca. Brutalement, il prit un virage, les mettant un peu plus en danger, terrifiant un peu plus Francesca qui voyait déjà de loin l'accident et son corps inerte. Le cœur de la jeune femme battait à se rompre , sa respiration haletante trahisait sans vergogne sa panique et ses larmes de détresses qu'elle tentait d'effacer de ses mains tremblantes relevaient davantage cette scène épouvantable dont elle était malgré elle, un des personnages principaux. L'homme conduisait comme un fou furieux avant de ralentir en apercevant au loin, l'immeuble où habitait la jeune femme. '' Enfin! '', pensèrent-ils. — Descends ! — Mais... Comme elle ne s'exécutait pas, il ouvrit sa boîte à gant, récupéra une liasse de billets qu'il plaqua contre sa poitrine. Ensuite, il se pencha vers elle et ouvrit sa portière pour qu'elle sorte. — Va-t-en! — Tu n'es qu'une enflure Ruslan Petrov ! Le fustigea t-elle, la colère brûlant son beau visage dont le front était barré par une veine. Humiliée, salie, Francesca quitta l'auto sans laisser l'argent qu'elle emmèna avec elle à titre de compensation pour le calvaire qu'il lui avait fais vivre ces dernières heures et alors qu'il reprenait le chemin en direction de la salle de gym, elle lui envoya son majeur. — Il est fou celui là ! Maugréa t-elle. *** Ruslan venait d'arriver à la salle, il avait garé sa voiture sur le parking et après avoir fais face au lot de journalistes qui campaient depuis deux semaines près de la salle, il pénétra à l'intérieur pour faire face à un quelqu'un de plus buté que ces vautours de l'information people. Nikolaï. — Comment va mon champion préféré, lança gaiement ce dernier en venant le prendre dans ses bras. — Nikolaï, le reprit celui-ci parce-que tout le monde avait les yeux braqués sur lui et il détestait ça. Sans se défaire de sa bonne humeur qui n'arrivait pas à contaminer ce dernier, une allergie que Ruslan c'était découvert ces trente derniers jours, Nikolaï se separa de son frère qui affichait une tête de mort alors que deux semaines plus tôt il avait remporté une magnifique ceinture apres avoir mis le dos de son adversaire sur le tatamis. On ne parlait plus que de ça, du combat le plus palpitant qui n'y ait jamais eu lieu même lui en était encore secoué. Bien qu'il savait son frère coriace, il avait eu la chair de poule en le voyant défoncer son adversaire,le pauvre souffrait entre ses mains, malmené salement comme de la pâte à modeler et même l'arbitre avait eu peur que ça se termine avec une mort d'homme tellement le russe était enragé, décidé à faire morfler ce dernier. En repensant à ce jour-là, Ruslan se rappelait de sa première entrevue avec Nora quand il lui avait dis qu'il ne frappait pas ses adversaires avec l'intention d'extérioriser sa colère, il avait menti. Oui c'était le cas avant qu'elle n'entre das sa vie mais pendant ce combat, il n'avait pas pu résister à l'appel de la haine et avait donc profiter de cette occasion pour tenter de calmer ce feu déchirant qui le consumait, brûlait chaque parcelle de son être, le détruisait sans pitié. — On en reparle après s'il te plaît, je dois aller me préparer. Ce dernier fronça les sourcils intrigué, il avait constaté que son frère avait beaucoup changé. Il était devenu plus renfermé sur lui, plus froid, plus irrité et bizarrement ce changement c'était produit il y à un mois exactement après le départ de Nora. Il se souvenait que lorsque celle-ci était partie, il avait cessé de prendre leurs appels pendant toute une semaine puis était parti aux Etats-Unis avant de revenir puis y était retourné. Des navettes suspectes qu'il ne pouvait justifier par le fait du manquement fraternel vu qu'à chaque fois qu'il venait, il faisait tout son possible pour les éviter même leurs parents n'avaient pas été épargnés. Déconcerté, il le regarda sans tenter de le retenir monter les escaliers et disparaitre dans l'autre étage . — Nikolaï, tu viens m'aider avec mes altères ? L'interpella sa cliente. — Jo , aide-la. Délégua t-il sans même regarder la pauvre jeune femme qui avait réellement besoin de son aide. Ses yeux étaient figés sur la direction qu'avait prise son frère. Cette tâche confiée,il tomba sur les traces de son frère, déterminé à avoir une grande conversation avec lui, c'était impératif. Ban.des autour des paumes, Survêtement sur le dos, Ruslan s'apprêtait à se décharger sur son sac de boxe quand il entendit la porte grincer et par la suite quelqu'un fit son entrée. — Nous devons parler, s'éleva le timbre grave de Nikolaï derrière son dos. Le boxeur se tendit, il avait souhaité que ça n'arrive jamais, que personne ne vienne l'importuner sur son brusque changement, qu'ils ferment les yeux . Mais non, il fallait toujours que Nikolaï soit ce frère attentif, toujours au petit soin pour ses frères et bien que c'était adorable il trouvait cela agaçant par moment surtout quand il ne voulait pas parler, garder comme à chaque fois pour lui ses secrets. — Pas aujourd'hui, tenta t-il de fuir la discussion. — Si aujourd'hui, Insista Nikolaï en venant se poster devant lui,pour qu'il cesse de l'ignorer. — Nik... — Viens! Intima t-il, son intonation ferme traduisant son désintérêt à débattre avec lui sur le sujet qui était déjà clos. Sans attendre qu'il le suive, Nikolaï ouvrit la marche pour aller se poser sur le ring et l'y attendit. — De quoi veux-tu qu'on parle? Son frère tapota la palce près de lui pour l'inviter à s'y asseoir et c'est ce qu'il fit à reculons, ne pouvant se soustraire de cette épreuve redoutée. — Pourquoi tu as tant changé Ruslan ? — Je ne vois pas de quoi tu parles, feint-il. Tournant la tête vers lui, Nikolaï le regarda longuement, cherchant la trace d'un amusement dans ses yeux. Ce n'était pas possible, il n'allait pas lui faire croire qu'il ne voyait pas de quoi il parlait,son comportement. — Tu es devenu très froid Ruslan ! — Je suis désolé, je... j'étais tendu pour le match et je vais changer, menti-il en fuyant les pupilles pénétrante de son aîné qui était resté impassible. — À un autre Ruslan. Tu sais, je veux que les gens me prennent pour un idiot des fois à cause de ma gentillesse mais vois-tu petit con j'ai menti avant toi... — Nikolaï! Ruslan était rouge d'embarras,il détestait causer de sa vie avec ses frères, il avait l'impression d'être un petit garçon que l'on reprimandait. Les frères Petrov avaient certes qu'un an d'écart mais n'empêche que Ruslan se sentait toujours petit devant ceux-ci quand ils discutaient sur un sujet aussi privé, il ne voulait que fuir . — Quand je parles tu m'écoute. Comme je disais, je te connais Ruslan, quelque chose ne va pas et... j'ai constaté que c'est depuis le départ de Nora que tu.... — Non! Nikolaï le regarda, les sourcils froncés cette réaction soudaine le mettait un peu plus dans le flou, il ne comprenait pas ce qui se passait ou il le comprenait et avait peur que cela soit vrai,que son frère ait des sentiments pour Nora. — Nora et toi... — Non...non... voyons...non, bredouilla t-il en respirant mal, asphyxié par la culpabilité, gênè par l'état pénible dans lequel Nikolaï le mettait en l'obligeant à avoir ce tête-à-tête dont il se serait bien passé. — Tu me fais penser le contraire. Tu l'aimes? Ruslan tu aimes Nora. Ce n'était plus une question mais une affirmation. Nikolaï était sûr d'avoir tapé dans le mil et en voir l'affolement qui peignait les traits d'habitudes froides de son frère, il ne pouvait pas se tromper. — Non...je... Ruslan quitta d'un coup le tatami comme s'il fuyait quelque chose et se mit à arpenter la salle. Il marchait de long à large en passant nerveusement ses mains dans ses cheveux decoiffés, torturé par les mots que venait de prononcer son frère, choqué qu'il ait de si grands doutes. Nikolaï garda le silence, c'était donc vrai,son frère avait beau lui répéter que ce n'était pas le cas mais son comportement le trahisait un peu plus et dire qu'il n'avait rien vu. A quel moment cela était arrivé ? Comprennant le mal être de ce dernier, Il se leva et vint saisir tendrement son frère par les joues. — Tu ne peux pas me mentir, pas cette fois-ci. Tu... — Je suis désolé, je... j'ai.... Son grand frère le prit dans ses bras et lui frotta le dos pour le réconforter. Il n'avait rien à se faire reprocher, aimer n'était pas un péché et une partie depuis était soulagé de le savoir, son frère était amoureux qui l'ait cru. Il avait toujours cru que c'était mission impossible et d'un autre côté il lui en voulait d'avoir gardé sa pour lui pendant tout ce temps et il regrettait d'avoir poussé Nora dans les bras de Boris alors que son frère l'aimait. — Elle le sait ? Ruslan secoua la tête pour dire non. — Tu dois lui dire, il faut que.... — Non, Nikolaï je ne peux pas. Je... oublions cette histoire, ok? Essaya t-il de l'en dissuader en tapotant sa nuque. Il se degagea de son frère rendu immobile par sa requête et retourna à son sac de boxe qu'il commença à frapper vigoureusement. Cette conversation l'avait rappelé de mauvais souvenirs . Nikolaï se tourna et le regarda pensivement, non, il n'allait pas oublier cette histoire son frère était amoureux et il était certain maintenant qu'il remettait tous les évènements bout à bout, que Nora elle aussi avait des sentiments pour lui . Il ne pouvait pas ne rien faire, il se devait d'essayer de l'aider même s'il ne le voulait pas et surtout de réparer la bêtise qu'il avait commis avec Boris. C'était son devoir de grand frère de l'aider quand lui ne pouvait pas. Ruslan entendit les pas de son frère se rapprocher puis s'éloigner derrière la porte. Il s'arrêta alors de boxer et se tourna vers la direction qu'avait emprunté ce dernier en priant qu'il ne fasse rien de stupide. Il ne fallait absolument pas que cette confession s'ébruite pire encore qu'elle tombe dans SES oreilles .
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