I'm Emzy ✍️
— Mesdames et messieurs, nous allons atterrir à L'aéroport international de Seattle-Tacoma dans quelques minutes. Veuillez attacher vos ceinture et relever vos tablettes. Il est 21 heures 05, la température extérieure est de 13° Celsius avec un léger vent d'ouest. Veuillez rester assis durant le roulage et jusqu'à l'arrêt complet de l'appareille. Merci, fit la voix douce de l'hôtesse.
Ruslan ne l'écoutait pas, calé dans son siège, la tête renversée en arrière, il se reposait de ce vol qui avait duré un peu trop longtemps à son goût. Il regrettait son jet à cause de la lenteur mais aussi il avait dû se confronter à tout ce monde, à leur bruit qui lui avait filé une vilaine migraine et tout ce qu'il désirait était de se retrouver seul dans sa maison pour récupérer de cette épreuve.
En attendant que son souhait se réalise, il listait mentalement les choses qu'il devait faire.
D'abord il devait rencontrer Khalis avec qui il avait déjà pris rendez-vous demain. Ensuite il fallait qu'il passe au club et enfin le plus important, ce qui lui tenait à cœur et broyait ses tripes, parler avec Nora , il fallait qu'il s'explique, qu'il la récupère.
Ce dernier avait longtemps réfléchi et la conclusion c'était imposée à lui: il ne pouvait plus continuer comme ça. Cette séparation le détruisait et il fallait qu'il essaie de réparer ce qu'il avait brisé. Mais comment ? Il n'en avait aucune idée mais il savait qu'il ne lâcherait pas l'affaire, il savait que ça serait difficile, il lui avait fais beaucoup de mal et il était prêt à ramper pour avoor un peu de paix.
L'appareil se posa sur la piste d'atterrissage et après avoir passé les contrôles, il put récupérer son sac à dos et partir de ce chahut qui allait le rendre dingue.
Le taxi venait de le laisser devant l'entrée de ma forêt de la Seattle et il continua le chemin seul. Il coupa par le sentier qui le mènerait à sa et tapa le code pour que le portail lui donne l'accès à cette maison. Il avait l'impression d'être parti depuis des années alors que cela ne faisait même pas un mois. Il détestait à présent être là, ça sentait le renfermé, l'humidité et la solitude.
Une Solitude pesante.
Les lumières allumées pour donner un peu de vie à cet habitat insipide, d'un charme fadasse , il prit l'âme vide le couloir jusqu'à sa chambre qu'il ouvrit sans attendre.
A l'intérieur tout à première vue semblait être resté dans l'état qu'il les avait laissé avant son départ, sa maison était certe sécurisée ça ne l'empêchait pas de craindre une visite inopinée, il voulait bien se sentir oppressé dans tout le globe ,gazé par Boris mais pas chez lui, son havre de paix enfin ce qu'il était avant ces congés de Noël.
Il se débarrassa de ses chaussures et ses chaussettes entrèrent en contact avec le sol glacial provoquant une sensation désagréable dans ton son être mais en Russie les températures étaient plus mordantes alors il supporta. Se déplaçant jusqu'au meuble pour les chaussures, il y classa ses paires et quand il se redressa, juste en face de son dressing, il eut l'impression que quelque chose n'allait pas.
Les sourcils froncés, il alla se planter devant le meuble et avec appréhension, il l'ouvrit...
Rien d'étrange.
Tout était là, rien de déplacer et pourtant il le sentait que quelque chose n'allait pas, qu'on avait v***é son intimité. Son intuition ne pouvait le tromper et ce qu'elle lui disait maintenant, fit courir un froid meurtrier le long de son échine.
Pour avoir le cœur net, il fouilla, inspecta chacun de ses vêtements, passa en revue chaque millimètre carré de cet espace et pourtant il ne trouva rien. Mais au lieu de le calmer, cela ne fit que grimper son anxiété et maintenant, il était sûr qu'IL était passé après lui.
Horrifié, le boxeur fit quelques pas à reculons sans quitter des yeux l'espace de rangement. Ruslan n'entendait plus que son cœur battre horriblement fort dans ses tempes alors que son sang semblait avoir sevré de son preceux oxygène son cerveau en alerte qui se projetait sur sa peau couverte à présent de chair de poule. La peur laissa peu à peu place à la colère, une colère qui avait fais naître une veine sur son front.
Il avait osé ! Il avait eu le courage de venir jusqu'à chez lui. Mais pourquoi ça le surprenait, rien ne pouvait l'arrêter. IL était capable de tout le problème c'est que jamais IL n'avait franchi son espace privé, IL prenait de plus en plus confiance et il devait mettre fin à ça.
Et comment était-il entré ? Son système ne l'avait pas prévenu d'une effraction chez lui ou...
— Il m'a piraté ! Conclut-il entre ses dents.
Il ne pouvait pas passer la nuit dans cette maison en sachant qu'il était à sa portée, qu'il pouvait entrer comme il le voulait.
Paniqué, le russe porta ses chaussures et récupéra juste son sac et dans la précipitation, il sortit de la chambre en craignant tomber sur lui . Peut-être était-il là depuis entrain de l'attendre, l'épiant comme le psychopathe qu'il était attendant de sortir de sa cachette comme un diable d'un jack in the box.
Même au fond de sa voiture, derrière son volant, il craignait toujours le pire et au quart de tour il démarra.
Conduisant comme un diable sur la route, des milliers de questions déferlaient dans son esprit : est-ce qu'il le suivait ? Pour se rassurer, il jetait de temps en temps quelques coups d'oeil à travers le rétroviseur mais il y avait personne, il était seul sur la route. Es-ce qu'il était toujours en contact avec Nora? Il n'avait pas intérêt. Ruslan ne savait pas ce qu'il était capable de lui faire s'il découvrait qu'il rôdait toujours autour d'elle.
C'est dans cet état monstre qu'il arriva en bas d'un hôtel, sa deuxième résidence était en Californie et il ne pouvait pas la rejoindre d'abord à cause de la distance, ensuite de l'heure et enfin de son état, il était trop troublé pour arriver là-bas à un seul morceau.
Casquette enfoncée sur la tête au point de cacher ses yeux, lunettes de soleil, le jeune homme se saisit de son sac à dos, verouilla son véhicule garé dans le parking et pénétra à l'intérieur de l'établissement.
Heureusement qu'il avait porté ses lunettes car avec toute la lumière qui irradiait le hall, il serait devenu aveugle ou était-ce parcequ'il c'était trop accommodé à l'obscurité ? Le hall brillait de mille feux entre le sol en marbre sur lequel se reflétait le rayonnement intense des lustres en cristaux qui embellissaient le plafond, les portes en verres et les ascenseurs dorés. C'était propre, parfaitement rangé pas trop surchargé et calme.
Il ne s'attarda pas sur la décoration nitescent et chic se traduisent par ses beaux tableaux accrochés aux murs, la pureté des lieux , l'élégance des employés et alla se planter devant le comptoir de la réception derrière lequel, un adolescent s'ennuyait de son service mais ça ne l'empêchait pas de dévoiler chaleureusement ses dents ornées de bagues quand un client venait à lui.
— Je veux une suite pour cette nuit.
Son ton avait été si inflexible que l'adolescent c'était dépêché de trouver une clé électronique et après avoir passé sa carte de crédit sur le lecteur il lui souhaita un bon séjour.
Ruslan se laissa enfermer dans l'ascenseur et toute sa pression tomba. Il était enfin en sécurité au moins pour cette nuit ,demain il fallait qu'il contacte l'entreprise chargée de la sécurité de sa maison, ils avaient des comptes à lui rendre.
Comment Boris avait pu pirater leur système alors qu'ils étaient censés avoir l'un des meilleurs informaticiens en la matière. Et maintenant, il fallait qu'il change tous ses codes même ceux de son téléphone,rien ne devait être négligé.
Le «ding» de la cage de fer lui indiqua que c'était l'heure de sortir et il le fit sans traîner . Le tapis le long du couloir absorbait le son energetique de ses pas alors qu'il marchait jusqu'à le bloc-porte en bois massif gris qui le séparait de sa suite.
Il introduit la clé électronique dans la serrure et put accéder à tout le confort qu'offrait la pièce avec vue sur la piscine. Il avait bien envie d'aller piquer une tête et c'est ce qu'il fit.
Ce n'était pas la première fois qu'il venait dans cet hôtel, il y avait logé une de ses maîtresses, un mannequin mondialement connu venue pour un défilé, il lui était donc facile de se repérer dans ce dédale de couloirs et d'escaliers sans fin, un vrai labyrinthe luxueux.
Des leds encastrés dans le sol, bordant la piscine éclairait le lieu vide de toute âme sauf la sienne. Après avoir posé sa serviette sur la chaise longue, il attrapa le bas de son t-shirt et le remonta pour le faire passer au dessus de sa tête . Ensuite, il s'attaqua à son short qu'il avait revêtit quelques minutes auparavant.
Seulement en bermuda, le corps sans protection à l'épreuve des attaques de la saison, Ruslan se jeta dans l'eau et un bras devant l'autre, il fit son chemin dans le bassin chauffé,le clair de lune se rejetant sur sa peau mouillée pour souligner sa carrure sportive qui s'imposait parfaitement en ces lieux.
Pendant des minutes entières, il nagea, se dépensant physiquement pour épuiser son mental jusqu'à ce qu'il en ait mal et décide de passer à l'étape supérieure, rester sous l'eau.
Une jeune femme qui l'observait depuis, se laissant séduire par ce corps sexy et viril même si elle n'était pas là pour cette raison, courut pour aller elle aussi se jeter dans l'eau, s'inquiétant de ne pas le voir remonter après trois minutes à attendre de revoir sa tête.
Elle se rapprocha de lui et le vit, les yeux fermés, en totale immersion et en bonne samaritaine, elle le saisit par la taille le sortant de son état de léthargie et Ruslan revint à la surface.
Son oxygène reprit, il se tourna vers celle qui avait voulu lui sauver la vie.
— Vous allez bien ?
— Mais vous êtes malade ou quoi ! J'ai cru que vous vous étiez noyé alors que vous êtes suicidaire !
Ruslan se passa une main dans les cheveux, embarassé de l'avoir inquiété alors que tout ce qu'il désirait était de faire le vide dans son esprit. Et d'ailleurs depuis quand était-elle là.
— Désolé.
— Hum, s'exclama t-elle mécontente.
La femme nagea jusqu'à l'échelle en inox qu'elle remonta dévoilant son physique avatangeant avec son longues jambes galbées, sa petite poitrine renfermée dans son maillot une pièce mouillé qui soulignait sans aucune imperfection leur rondeur divines mais aussi sa longue chevelure brune qui lui arrivait aux fesses.
Ruslan la regarda aller jusqu'à sa chaise longue, récupérer sa serviette pour se sécher les cheveux et après un moment, il finit par quitter le bassin.
— Je suis Diana, se présenta t-elle.
— Ruslan, fit-il par politesse en se penchant pour ramasser sa serviette qu'il jeta autour de son cou.
Le russe était surpris par ce changement, un moment elle était en colère contre lui et l'instant d'après elle venait de présenter. Qu'es-ce qui clochait chez cette femme?
— Quand êtes-vous arrivé ?
Il se tourna et la trouva debout là, face à lui, son beau visage affichant un magnifique sourire gracieux, il devait la dépasser d'une tête.
— Ce soir. Excusez-moi, je dois y aller.
Sans un regard de plus pour elle, il la traversa et partit alors qu'elle lui lançait :
— Vous passez une bonne soirée.
Quand il fut assez loin pour ne pas écouter ce qu'elle disait, elle murmura :
- Il ne m'a pas reconnu !
Retourné dans sa chambre, Ruslan se rinça, enfila un jogging et après avoir avalé un somnifère, il se glissa sous les draps.
***
Le lendemain matin, Ruslan c'était apprêté et après avoir remis la clé à l'accueil, il avait pris sa voiture en direction du café où il avait rendez-vous avec Khalis.
Pendant le trajet, il avait profité pour contacter la société de sécurité qui c'était à de nombreuses reprises confondues en excuses avant de lui promettre d'envoyer un agent résoudre le problème car il avait demandé à ce que l'on change toutes les serrures de ses portes, ils y trouvaient leur compte. Pour Ruslan, il était hors de question qu'il quitte le chez lui à cause de leur négligence.
Il ouvrit sa portière et se sentit béni par les rayons de soleil qui lui piquaient la peau, c'était ce qu'il fallait quand on connaissait le froid de canard qui avait retenu prisonnière la ville hier soir.
Dans le café, il y avait foule et les travailleurs se confondaient entre les burocrates dans leurs chemises cravates et les ouvriers, vetus sans artifices .
L'espace était scindé en deux avec d'un côté la rangée de banquettes rembourrés près des fenêtres basses dont le cuir de certains avait subit l'usure du temps et de l'autre le long comptoir derrière lequel, les serveuses dans leur éternel uniforme rose pâle se pliaient en quatre pour satisfaire la clientèle pressante .
Dans ce remue-ménage composé de cris, des tintements de la vaiselle, du ronronnement du moteur de la machine à café, des conversations, Ruslan tenta de se concentrer tout en luttant contre le mal de crâne qui pointait déjà son nez comme une sale peste.
Il finit par repérer Khalis et en resta bouche bée. La grande maigrichonne de vingt ans avait bien changé.
Khalis avait toujours été d'une beauté saissante même avec les os sur la peau, et la retrouver là , ses cheveux blonds tirés en un chignon bas élégant et soigné, drapée dans ce tailleur jupe crème qui laissait saliver sur ses longues jambes bronzées naturellement, avec quelques kilos en plus qui subliminaient son corps de femme, la tête baissée sur des dossiers cachant à tous ses yeux ambrés, sa tasse de café effleurée par sa petite bouche d'un rose satiné par un gloss, l'intimidait.
Son anxiété atteint son point culminant. Il était heureux de la revoir mais aussi tracassé quant à leurs retrouvailles. Six ans déjà qu'il l'avait déçu.
La peur affaiblissant ses jambes, il réussit tout de même à se porter jusqu'à elle et put constater qu'elle gardait toujours cette aura frappante.
— Hey, lâcha t-il n'ayant pas trouvé d'autres mots, sur la réserve.
Khalis leva la tête et ses yeux s'illuminèrent lui enlevant une bonne tonne d'angoisse sur les épaules. Elle posa sa tasse et se leva pour venir le prendre sans ses bras.
— Je suis heureuse de te revoir Ruslan, comment vas-tu ?
Dans sa voix, il sentait son bonheur. Elle était réellement réjouie de le retrouver malgré ce qu'il lui avait fais et le temps écoulé. Cet accueil chaleureux de sa part, mit mal à l'aise Ruslan qui ne s'y attendait pas, Khalis l'ayant prit au dépourvu et une honte nauséeuse lui broya le ventre.
— Bien et toi même ?
— Je me porte comme un charme.
— Tu es ravissante,lui confia t-il constipé.
— Merci.
Khalis prit place et il fit pareil.
— Je te commande un café ?
Elle ramassa ses documents éparpillés sur la table, les classa et rangea dans son sac à main griffé.
- Non ça va aller, j'ai pas faim.
- Okay. Alors...
Ce «alors» avait précédé un voile d'inconfort entre les deux anciens amis. Ils savaient qu'ils n'étaient pas là pour s'échanger des banalités sur leurs vies mais causer d'un problème sérieux et cette conversation allait faire remonter des souvenirs enfouis en eux comme un cadavre remontant à la surface de l'eau.
La jeune femme commença à tournoyer son café chaud avec sa cuillère, le regard traînant sur le petit tourbillon marron lacté qu'elle créait, prenant son temps pour rassembler son courager et briser le silence.
— Comment elle va? Laissa t-elle tomber en parlant de Nora sans se détacher de sa boisson.
— Je... c'est un sujet compliqué. J'ai besoin de toi Khalis.
— Elle doit énormément compter pour toi pour que tu te décides à braver le danger. Tu ne l'as pas fais pour Tony, fit-elle d'une voix lointaine, saisie par la nostalgie en se souvenant de cette époque où Ruslan avait préféré fuir que d'affronter la situation, l'aider à faire justice.
L'homme porta son regard vers la fenêtre et se perdit lui aussi dans ses souvenirs douloureux . Tous les jours il se demandait si il avait pris la bonne décision en s'éloignant et avec ce qui se passait actuellement, il avait réponse : Non !
Si il avait mis un terme à toute cette folie, à SA folie il y a des années, pas seulement à la mort de Tony mais bien avant, tout ceci ne serait pas arrivé. Son ami serait encore parmi eux et surtout, il aurait à la place de ces sentiments de culpabilité et de haine qui le rongeaient depuis fort longtemps, la paix.
— J'ai été lâche, avoua t-il plus pour sa conscience que pour satisfaire son interlocutrice.
— Non tu as juste réagi comme il le voulait et aujourd'hui je sais que tu l'as fais pour nous protéger.
Mais surtout me protéger, corrigea sa conscience.
Quel égoïste avait-il été et était-il encore !
— Et que comptes tu faire pour le stopper parceque nous savons que rien ne peut l'arrêter.
— Si Khalis! La justice peut mettre fin à sa folie.
— Et comment ?
Ruslan voyait dans son regard qu'elle doutait de lui, de sa détermination et n'avait pas totalement foi en ses déclarations. Après tout ce temps écoulé comment allait-il reuisir à rétablir la vérité, à faire justice à leur ami ?
— Je vais mener l'enquête sur la mort de Tony pour essayer de trouver des preuves, lâcha t-il comme une bombe atomique .
Khalis le détailla abasourdie,son visage avait tout d'un coup pâlit et ses prunelles inondées de larmes.
— Je n'ai pas d'autre choix...
— Ça fait six ans, souffla t-elle la voix enrouée par les flashs de ce jour fatidique.
— Je suis désolé.
Sans qu'il ne s'y attende, elle posa ses mains sur les siennes et les ramena vers elle.
— Je veux juste que tu me promettes que tu n'abandonneras pas . Que tu fouilleras jusqu'à prouver que ce monstre est à l'origine de cet accident, fit-elle insistante.
Ruslan plongea ses yeux dans les siens et put y lire toute sa détresse et elle toute sa détermination.
— Tu as ma parole, s'engagea t-il d'une intonation rocailleuse mais ferme.
Après cet échange riche en émotions , ils avaient glissé sur un autre sujet et c'est ainsi qu'elle lui avait confié qu'elle était collaboratrice d'un cabinet d'avocats non loin de là et était l'une des plus redoutables dans son domaine, le droit pénal mais rien d'étonnant, Khalis avait toujours été fascinée par le crime et les criminels et la mort de Tony n'avait fait qu'intensifier sa soif de justice.
— Je vais continuer à pied, j'ai garé ma voiture au travail ce matin.
— Je peux te déposer si tu veux, proposa Ruslan.
— Non, c'est mon moment de sport, un peu de marche pour brûler les calories.
Elle jeta un coup d'œil à l'intérieur de l'auto et découvrit son sac de dos contenant ses affaires sur le siège arrière.
— Tu n'es pas rentré hier soir?
— Si mais...
— Qu'est-ce qui se passe Ruslan? S'inquiéta t-elle .
Posant une main réconfortante sur son épaule, elle l'encouragea à se livrer à elle et il céda.
— Je crois qu'il est venu chez moi.
— Oh mon Dieu ! Tu peux venir habiter dans mon appartement...
— Non, j'ai demandé à ce qu'on change la sécurité, ça va aller ne t'inquiètes pas.
— Okay, soupira t-elle sans toutefois être totalement soulagée.
Ils se prirent dans les bras et elle lui demanda une énième fois de prendre soin de lui et il fit de même avant qu'ils ne séparent .
Ruslan prit la route et au même moment, une autre voiture le talonna.