PARTIE 25 (SUITE)
On était dimanche et je préparai les affaires de Kiki qui devaient malheureusement aller vivre avec JP et sa mère. Elle était assise sur le lit avec sa tétine et me regarder ranger ses affaires. A chaque fois que je mettais quelque chose dans la valise elle l’enlevait en rigolant. Je crois qu’elle prend ça pour un jeu. Je l’ai pris en le chatouillant partout pendant qu’elle rigolait de plus belle
Gaëlle : Je vois qu’on s’amuse bien ici
J’ai failli faire une crise cardiaque. Depuis quand elle est ici celle-là. Elle m’a foutu une peur bleue
Moi : Imbécile tu veux me tuer. Tu débarques chez les gens comme un voleur
Gaëlle : Je te rappelle que c’est chez moi ici
Moi : Tu n’habites plus ici sale ingrate. Tu abandonnes les siens à cause d’un homme. Tu n’as pas même pas honte
Gaëlle : Ayiiiii même profité de son mari on a plus le droit. Le monde est dur
Kiki : Dadadada
Gaëlle : Oui ma chérie. Maman est là. Tu m’as manqué mon amour
Elle prit sa fille dans ses bras et lui fit plein de bisous. J’en profitai pour continuer mon rangement pendant qu’elles prenaient place sur le lit
Moi : Tu laisses ta fille pendant trois semaines. Tu es une vendue
Gaëlle : Krkrkrkr tu as quelle dent contre moi comme ça
Moi : Mieux je ne te le dis pas. Alors c’était comment ?
Gaëlle : Magique comme toujours. Je suis heureuse Raki
Moi : Et tu le mérites. Tu as un mari en or. J’espère que tu en es consciente
Gaëlle : A cent pour cent ne t’inquiète pas
Moi : Prend soin de lui. J’attends les petits frères et sœur de Kiki donc travaille bien
Gaëlle : En parlant de Kiki devine sur qui je suis tombée à Saly.
Moi : Qui donc ?
Gaëlle : Ce s******d de Vincent
Moi : Vincent comme dans Vincent le père de ta fille
Gaëlle : Oui je te jure. Il était accompagné d’une blanche qui pouvait être sa mère. Il a voulu faire son malin quand il m’a vu en pensant que j’étais toujours amoureuse de lui. Je l’ai multiplié par zéro avant de m’installer sous le parasol. Il est venu faire son intéressant mais JP est venu me rejoindre et quand je lui ai dit qui il était mon mari l’a bien remis à sa place.
Moi : Les hommes sont culotés quoi. Il pense qu’après ce qu’il t’a fait tu serais encore amoureuse de lui. Il se croit irrésistible ou quoi ?
Gaëlle : Laisse le en plus il ose me demander ce que j’ai fait de ma grossesse. Est-ce son problème ? Il aurait mérité une balle en plein dans la tête
Moi : Tu lui as dit quoi ?
Gaëlle : Je n’ai même pas pris la peine de lui répondre. On est retournés dans notre suite avec JP. Franchement si je restai une minute de plus je ne répondais plus de moi. Je me demande comment j’ai pu l’aimer une seule seconde celui-là
Moi : Il t’a donné Kiki donc remercie le ciel pour ça
Gaëlle : Au moins il aura fait une chose de bien dans sa vie
On a discuté encore longtemps de tout et de rien. Elle m’a raconté leur séjour en Tunisie. Elle m’a avoué en gloussant qu’ils avaient plus fait l’amour qu’ils n’étaient sortis se promener, ces deux-là vraiment. On a parlé de notre projet et on a décidé qu’à partir de lundi on exposera les premiers échantillons dans la boutique comme convenu. Elles sont restées jusqu’à ce qu’il fasse nuit puis Jean est venu les prendre.
Le lundi on n’a pas ouvert la boutique. Cependant on avait pris le temps d’offrir des réductions à nos clients sur notre nouvelle collection et de leur dire que ce sera pour mardi. Donc le matin on est allés chercher les vêtements dans nos ateliers et on a passé le reste de la journée à tout installer dans la boutique et à mettre quelques modèles en vitrine. Le mardi quand j’ai ouvert la boutique j’ai croisé les doigts pour que les gens aiment et quand on a fermé le soir on a sautés de joie tellement les clients ont aimé. On a vendu presque tout ce qu’on avait en boutique donc ce n’est que du bonheur. Heureusement qu’on en avait fait plus. On a passés la semaine le sourire aux lèvres. Par la suite j’ai recommencé à dessiner d’autres modèles pour le prochaine collection
Quelques mois plus tard
On était samedi et c’était l’anniversaire de ma petite Kiki. Elle a un an. Comme le temps passe vite quand même. Mais ce jour-là j’ai eu la poisse toute la journée. D’abord je suis tombée en prenant ma douche. Heureusement je ne me suis pas fait mal. Ensuite je suis allée pour petit-déjeuner mais je me suis brulée en chauffant l’eau pour le café. Une de mes boucles d’oreille préférées est tombée dans le lavabo quand j’essayai de le mettre. Ça m’a énervé au plus haut point mais bon je fais passer la journée avec mes amours donc ce n’est rien. Eh ben non j’ai eu un pneu crevé en y allant et je n’avais pas le pneu de rechange sur moi. J’ai pris mon téléphone pour appeler les Da sylva pour qu’ils viennent me prendre mais mon téléphone que j’ai oublié de recharger était tombé en plat et en plus de ça je viens de me rendre compte que j’ai oublié le cadeau à la maison. J’ai voulu prendre un taxi mais j’avais l’impression qu’il était ligué contre moi. Comme il y a une grève des transports en commun tous les taxis qui passaient étaient plein. Je me suis assise sur le trottoir parce que j’avais mal aux pieds à force de rester debout avec mes talons aiguilles. J’avais envie de pleurer. J’allais le faire quand un homme s’est arrêté avec sa belle voiture devant moi. Je n’ai même pas pris la peine de lever la tête. J’ai senti la vitre se baisser et un regard se poser sur moi. Comme je ne levai toujours pas le mien il a fini par parler
Mr : Je vous amène
Moi : Tchip. Est-ce que je vous ai demandé quelque chose ? Passez votre route et laissez-moi tranquille
Mr : Ne faites pas votre difficile beauté. Montez. Je ne vous ferai aucun mal
Moi : Allez-vous-en.
Mr : Venez avec moi. Je vous ferai oublier vos soucis
Moi : Je ne suis pas une prostituée si c’est ce que vous cherchez donc partez
Mr : Mais…
Moi : Mais quoi ? On vous connait vous les hommes. Ce n’est pas avec moi que tu vas satisfaire ton libido.
Mr : Je ne cherche pas une prostituée. Je veux juste vous aider
Moi : Oh s’il vous plait. Dès que vous voyez une fille vous l’abordez. Vous allez me raccompagner, me demander mon numéro, me draguer ensuite et dès que vous apprenez que je suis une ex prostituée vous allez me jeter pour aller chercher une autre. J’ai déjà connu alors partez
J’ai continué à regarder le sol en pensant qu’il allait s’en aller après ma tirade que je regrette déjà. Qu’est-ce qui m’a pris de dire à un parfait inconnu que j’ai été une prostituée ? Franchement quand on est dégouté on fait du n’importe quoi. J’ai entendu une porte se refermer et des pieds devant moi. Il est toujours là celui-là
Mr : Si vous ne voulez pas que je vous dépose alors laissez-moi vous changer ce pneu ? Je ne peux pas vous laisser là toute façon. Ce serait faillir à mon devoir d’homme.
Face à son entêtement j’ai levé les yeux vers lui. Je me suis mordu la lèvre pour tout commentaire
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