Le géranium rose Un matin de juillet, Silvio Dacelli revit Sormina, sa ville natale, après huit ans d’absence. Comme autrefois le soleil grillait les murailles crénelées de la petite cité, les hautes fenêtres de ses maisons anciennes, la tour demi ruinée de son église, en laquelle, disait-on, François d’Assise avait prêché la sainte Dame Pauvreté, son épouse. Silvio s’engagea dans les rues étroites où l’ombre s’étendait, le long des vieux logis et des petites boutiques aux stores voyants. Il atteignit ainsi, tout près de l’église dont les murs couleur de rouille s’effritaient doucement sous la morsure des siècles et des intempéries, une grande maison rousse qui dressait orgueilleusement sa façade ornée de têtes sculptées, grimaçantes, et de motifs empruntés à une flore fantastique. Depui
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