Je me réveillai, étonnamment énergique, avec les premiers rayons du soleil. Je m’étirai, le dos droit, les bras levés vers un ciel limpide, en poussant un soupir. Nous avions abandonné le couloir sombre derrière nous et nous longions à présent un fleuve gigantesque de couleur jaune foncé. Nous étions ceinturés par des gorges aux sommets pointus qui se dressaient comme des palissades défensives autour d’une cité. « Ah ! Le petit est enfin réveillé », s’exclama Den, en souriant. Les deux hommes chevauchaient de part et d’autre de mon Éliago. « Est-ce qu’on est encore loin ? demandai-je. — Non, nous sommes tout près, me dit Tel-Chire. — Tu ne sens donc pas cette odeur ? renchérit Den. — Quelle odeur ? — Ouvre tes narines, imbécile. Respire », me dit-il en brassant l’air devant sa poit


