Partie 7

1186 Mots
« En fait, la vie nous a frappé en pleine figure, si bien que de fil en aiguille, On finit avec des points de sutures. » Satis Elle m'a attrapé par la main, et après m'avoir porté une sorte de longue chemise transparente, m'a fait descendre. Elle et moi sommes montées dans une voiture, dans le fameux garage dans lequel j'ai atterri dans cette maison pour la première fois. La voiture, qui est d'ailleurs très jolie, roule rapidement. Même les voitures sont plus potables que moi.. c'est humiliant. Mais bon, l'humiliation a fait de moi son refuge. Nous nous garons devant une très grande maison, qui est d'ailleurs dans une sorte de forêt. Hana me fait signe de descendre et m'attrape la main. J'avance doucement. Il y a des hommes qui gardent la grande porte . Ils nous laissent entrer. J'ai à peine le temps de regarder que.. Hana : Il faut que j'y aille. —Mais, pourquoi ? Hana : Ce sont les ordres du patron. Je suis désolée. Bon courage. Elle s'en va sans dire mot. Je peine à comprendre. Je daigne enfin regarder autour de moi. Je suis étonnée par le spectacle horrifiant que je vois dans cette fameuse pièce. Dès que j'arrive, des regards sont jetés sur moi .. Comme s'ils avaient vus un miracle arriver. J'aimerais leur crier d'arrêter. Parce que je ne suis pas un miracle.. moi, je suis juste Satis. Celle de qui on se sert chaque fois, et qui va devenir un objet de fantasme. J'espère que l'horrible spectacle de mes os les repousseront tous. Ainsi, je saurais qu'ils me servent à quelque chose. J'entends des sifflements. Je vois plusieurs hommes, et quelques femmes autour de moi. Je suis perdue. Les larmes me montent rapidement aux yeux, quand je sens une main sur ma taille et un grand homme qui est juste à ma gauche. Je regarde qui c'est, et je reconnais Evann. Il est diaboliquement beau ce soir. Son costume noir lui va à merveille. Il m'inspecte de ses yeux bleus. Evann : J'ai cru que tu ne viendrais jamais. J'ai un premier client pour toi. Sans attendre ma réponse , il m'entraîne au fond de la salle. Nous sommes face à des escaliers que nous montons rapidement. Devant une chambre sur laquelle est inscrit le numéro 35 on s'arrête. Il se penche vers mon oreille. Evann : Tache de le satisfaire. Ça va nous faire gagner beaucoup. Il ouvre la porte et me pousse à l'intérieur. Je n'ai même pas le temps de crier, que je vois un homme assis sur une petite chaise, qui sirote un verre d'alcool à première vue. Il est noir de peau, et est en moyenne musclé. Il est juste en... culotte ? C'est honteux. Je ne peux pas regarder un homme à moitié nu. Je veux alors sortir, mais il est plus rapide que moi. Il m'attrape par la main et me pousse beaucoup plus au milieu de la chambre qui est vraiment très grande. Je peux apercevoir son visage. Il a les yeux sombres et terrifiants. Je pince les lèvres. Lui : Des fossettes bien creusées sur chacune des joues. Quelle belle petite chose Evann m'a procuré ce soir. Les traits de son visage sont durs. Ils révèlent une haine qui émane de lui que je n'arrive d'ailleurs pas à supporter. Il m'attrape par la taille afin de se rapprocher de moi. Lui : Timide, comme je les aime. Avec un beau piercing dans les fosses nasales. A vrai dire, je tremble. Il me regarde l'air songeur. Je reprends automatiquement mes esprits. Je me débats comme je peux, mais il est plus fort que moi. Lui : RESTE TRANQUILLE. Son cri me fait mal à la tête. Il sent l'alcool en plus. Je commence à pleurer... parce que je suis impuissante. Lui : Oui, pleure. Ça m'excite encore plus. Il me retourne brutalement et m'enlève la chemise transparente. Il la déchire , plutôt. —Je vous en supplie... Ma voix tremble. Comment parler quand on a tellement peur ? Lui : Oui, supplie. Je tremble toujours sur moi. Lui : SUPPLIE-MOI J'AI DIT, SALE p****n. J'ai sursauté à cause du ton de sa voix. —S'il vous plaît.. ne me faites rien. Je me demande s'il a compris ce que j'ai dit tellement que mes pleurs redoublent. Il semble plutôt prendre du plaisir au ton de ma voix. Lui : Tu es tellement.. bandante. Je me rappelle de la phrase de Lucas automatiquement. A vrai-dire, elle vient dans ma tête comme un éclair.. Il m'attrape par le cou et me ramène contre son torse. Je ne me débat plus tellement que je n'ai plus de force. Je tremble juste. Je sens quelque chose de dur contre mon postérieur. Il se frotte à moi, et ça me répugne. Lui : Tu sens l'effet que tu me fais ? Je ne fais que pleurer. Il balance ma tête vers la droite et plonge ses lèvres sur le côté gauche de mon cou. Lui : J'ai jamais vu un cou aussi long, m***e. T'es parfaite pour ce soir. Il me presse encore plus contre lui et fait glisser sa langue sur mon cou. C'est dégoûtant !!! Ça me dégoûte !! Ça me dégoûte !!! Ça me dégoûte !! Je n'ai jamais pensé que quelque chose en dehors de mon reflet pouvait me répugner autant. Il me presse contre son érection et desserre l'emprise sur mon cou. Je sens pourtant qu'il me s**e le cou avec fougue. Ça fait terriblement mal. —A L'AIDE, QUELQU'UN S'IL VOUS PLAÎT !! J'AI MAAAL.. Il resserre son emprise sur mon cou. Lui : Crie pas !! Personne ne viendra. Sa main libre devient très baladeuse. Il la porte sur mon ventre, sur ma poitrine, il redescend, jusqu'à ma partie intime. —S'iiil vous plaît. Je pleure tellement que je sens ma tête me faire très mal. Lui : Oui.. supplie-Moi. Il me jette sur le lit qui est au milieu de la pièce et se met entre mes jambes. Il n'y a plus d'espoir pour moi. Je n'ai plus que mes yeux pour pleurer. —S'il vous plaît... Je murmure encore une supplication, qui contrairement à mes vœux ne fait que l'exciter. Il parcourt doucement ma poitrine de sa langue. Je tremble tellement que lorsque j'entends un bruit assourdissant provenant de la porte je crois rêver. L'homme qui était sur moi est dégagé de moi à une vitesse fulgurante. ?? : BRASKO, TU VOIS BIEN QU'ELLE PLEURE, GROS PÉDÉ. Cette voix me dit vaguement quelque chose. J'aperçois des silhouettes qui se battent. Je vois juste un homme faire sortir le précédent de la chambre rapidement. Il se rapproche de moi. Est-ce qu'il veut finir le travail ? ?? : Beauté, c'est Abdénadiel. Tu n'as pas à t'inquiéter. C'est finit. Il me prend doucement dans ses bras. Je ne réagis pas, tellement que je suis encore sous le choc. Je pleure juste, comme je vous l'ai dit.. C'est la seule chose que je sais faire. C'est la seule chose qui justifie que je vie. C'est la seule chose qui me prouve vraiment que je souffre.
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER