9 — D’après le rapport d’autopsie, votre mari est mort d’une surdose de digitaline. Suivait-il un traitement pour le cœur ? demande le Commissaire Martelly à Faustine de Souleyrand qui lui répond, agacée : — J’ai déjà expliqué à votre collègue que mon mari se portait comme un charme et que sa mort subite était inexplicable. Il s’agit bel et bien d’un assassinat, je l’ai su dès le début. — Lui connaissiez-vous des ennemis ? — Des ennemis, lui ? Sûrement pas ! Monsieur le grand séducteur charmait l’humanité entière : hommes, femmes, enfants, personne ne lui résistait. — Pas même vous ! remarque Melinda non sans une pointe d’ironie. — C’est vrai, reprend Faustine d’une voix acerbe, moi aussi je me suis laissé prendre au piège de son sourire enjôleur et de ses discours flatteurs. Il avai


