Qui plus est, en haut du piédestal où le plaçait Ambre, le médecin ne parvenait guère qu’à soigner des affections ordinaires : la phtisie, la dysenterie, les rhumes opiniâtres et épidémiques ou encore les attaques de goutte. Cela n’en faisait pas, tant s’en faut, un thérapeute universel. Car il se rencontre dans l’île bien d’autres maladies que celles dont on souffre sur le continent. Certains d’entre nous présentent des signes d’infections ou des syndromes qui, pour n’être pas entièrement inconnus, prennent parfois des tournures ou des proportions toutes nouvelles. Ainsi en va-t-il de la mélancolie, qui fut pourtant l’objet de maints traités, comme celui qu’André du Laurens publia voici près de deux siècles et dont Ambre a pu sauver un exemplaire du naufrage. De toute ma bibliothèque, c’e


