Chapitre 116 À son réveil, Hera découvrit Athéna déjà installée dans le salon, débordante d’énergie, comme si elle s’apprêtait à ouvrir un coffre rempli de surprises. Les mots fusaient de sa bouche, emplis d’enthousiasme et de secrets révélés, et elle relatait au vieux maître Avery des épisodes de la vie d’Hera qu’elle avait soigneusement gardés pour elle, redoutant de troubler son aîné. Le visage du patriarche se crispa sous le poids des injustices évoquées : la jeunesse d’Hera, ses ruses, ses difficultés face à des camarades prompts à la juger pour ses manières modestes, même factices. Chaque anecdote d’Athéna semblait l’indigner davantage, mais derrière cette réprobation se lisait une reconnaissance sincère pour la force et la résilience de sa petite-fille, et pour l’amitié fidèle qu’


