Darius Je ne reconnaissais plus mon bureau. Là où régnait autrefois l’ordre, le luxe et l’autorité, il n’y avait plus qu’un champ de ruines. Les éclats de verre jonchaient le sol comme des diamants maudits, les dossiers que j’avais soigneusement classés n’étaient plus que des lambeaux déchirés, et les lourds rideaux de velours pendaient en lambeaux, arrachés par ma propre fureur. L’odeur âcre du bois brisé et du cuir déchiré flottait dans l’air, mêlée à celle, métallique, de mon propre sang. Je fixai mes poings ensanglantés, tremblants encore de rage. Mais je ne ressentais aucune douleur. Tout ce que je ressentais se résumait à un gouffre brûlant, une plaie béante au centre de ma poitrine. Aujourd’hui, le monde entier s’était effondré sur moi. Aujourd’hui, elle m’échappait pour de bon.


