– Si je la trouve, je l’enlève et je l’emmène, se dit-elle, convaincue que plus rien ne pourra l’arrêter dans son obstination. De retour à l’hôtel, le patron lui demande pour combien de temps elle pense séjourner ici. Sur le comptoir d’accueil sont déposés des cartons qu’elle examine machinalement. – Je ne peux pas vous dire. Un ou deux jours, peut-être plus. – Bien, Madame. Vous pouvez vous servir : ça peut toujours servir, fait l’homme avec un clin d’œil complice. Et Marta prend ce carré de papier comme s’il s’agissait de la solution miraculeuse à son problème. – Un détective privé : voilà ce qu’il me faut ! Je vais y arriver ! se dit-elle en prenant lestement l’escalier. Édouard Brac habite un appartement cossu, boulevard Carnot. Au pied de l’immeuble, près de la plaque portant so


