VIIJe n’ai pas molli, ce matin. Sans prendre le temps de me raser, un luxe que je m’autorise parfois en semaine, et le plus souvent possible le week-end, j’ai sauté dans ma voiture, sitôt le petit-déjeuner expédié et ma toilette achevée, et j’ai roulé sur Quimper. Mes collègues ne sont pas encore arrivés, alors je pose l’ordinateur de Mancheron sur le bureau de Suzy et, de ma plus belle écriture, je demande à ce que le disque dur soit décortiqué et examiné minutieusement par un expert en la matière. Cela prendra du temps, c’est certain, mais ces appareils ont parfois énormément de choses à nous dire. De toute façon, on ne perd rien à essayer. Simon Jaouen est le premier à me rejoindre dans nos bureaux du troisième étage du commissariat. La cinquantaine, légèrement bedonnant, il a l’appar


