1694Retour au domaine après ces quelques semaines d’errance à travers l’Europe. Un vieil ami de mon père, l’une des rares personnes avec qui je parlais lors de ses trop rares visites, me demanda d’écrire pour sa plus jeune fille un conte, car il connaissait mon goût pour la littérature et mon penchant pour l’écriture. Peut-être pensait-il que je pourrais exorciser de la sorte la mélancolie qu’il voyait sur mon visage depuis ma plus tendre enfance. Mais qu’avais-je écris jusqu’alors ? Une poésie hermétique dont moi-même je n’avais pas encore compris la signification, quelques articles pour le journal littéraire de mon université, des lettres, bien peu. Il est vrai que je lisais beaucoup et m’intéressais abondamment à toute littérature. Mais j’acceptai son offre. Et je pris le chemin des com


