28 juin 1699

82 Mots

28 juin 1699Je suis en haut de ma plus haute tour. Allongé sur la pierre froide et humide. Mon regard est perdu dans le ciel sombre de ce triste été. Une étoile filante … je m’endors … les bruits d’un orage lointain se mêlent à mes songes. L’onirisme cannibalise ma réalité, s’y noue, s’y lace. Je vois une pluie noire, je vois Londres comme je ne l’avais jamais vu auparavant, je vois de nouvelles formes, je sens d’autres odeurs, je distingue d’autres couleurs. Un éclair éventre mon voyage intérieur, ce n’était qu’un rêve.

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