1688Très souvent il m’arrive de rester debout prés de l’une de mes fenêtres, j’attends la nuit qui tout doucement apparaît comme une récompense de cette longue attente. La nuit s’avance et change de robe au fur et à mesure que les minutes succombent. Elle revêt enfin son habit le plus noir. Avec ma voix je lui disais aimer la sienne. Aimer la prendre dans mes bras, aimer même le soleil qui parfois brûlait notre peau. Je trouve mon château parfois si sordide, terrible lieu de mes errances intérieures ; toutes ces années gâchées, inutiles, vaines, ces années de solitude effrénée, puissante et redoutable qui faisait ployer ma volonté.


