Synopsis
Laura est une jeune fille, belle, joyeuse et pleine de ressources. Son père, traiteur, mène une double vie. Même qu’il paraît, aux yeux du commun des mortels, un homme généreux et bienveillant, il a pour autant un côté sombre et son imposture va être démasquée au fil du temps. Emma, sa femme, portée disparue, va laisser un vide apparent dans la vie de ses trois enfants. Personne ne sait ce qu’il advient d’elle ? Est-elle morte ? vivante ? Est-il possible qu’elle donnera un jour signe de vie et réapparaîtra saine et sauve ? L’enquête ouverte à son sujet par la police va-t-elle aboutir ?
Malgré l’opposition véhémente de Layla, qui fait une fixette sur lui, Mateo va se marier avec Sophie, sa secrétaire. Le jour de leur mariage, un tireur à gages, va tenter de les tuer. Va-t-il réussir son coup ? La police découvrira-t-elle son identité et celle de son commanditaire ? Aura-t-elle la compétence suffisante pour déterminer le mobile de cet acte ?
Dans l’intention de s’emparer des biens de Milo, un joailler richissime de la ville, qu’il regarde avec un œil de convoitise, Mateo va réussir de façon machiavélique à arranger le mariage de sa fille unique avec lui. Va-t-il arriver à ses fins ?
Est-ce que Laura sera-t-elle heureuse avec ce complexe d’infériorité qu’est son infécondité ? L’opération d’insémination artificielle d’une autre femme louant son ventre au couple et la naissance d’un bébé vont-ils sauver son mariage ?
A vrai dire, les fils qui tissent la trame de cette histoire s’entremêlent les uns avec les autres et la vérité cachée ne va être révélée que lors d’une fusillade initiée par Layla.
Dévastée par les déclarations gravissimes de sa tante au sujet de sa paternité et de celle de ses deux frères, Laura se fait un sang d’encre. Va-t-elle faire preuve de résilience pour se remettre de son traumatisme et garder tout au moins son prestige aux yeux de son mari ? Ou va-t-elle sombrer à son corps défendant dans un état de dépression nerveuse ?
Quatrième de couverture
« Mateo le traiteur n’est pas l’homme que vous croyez être. C’est une autre personne qui s’est fait cocu pendant plusieurs mois sans le savoir. Emma, sa femme, qui est ma sœur, l’avait trompé avec un autre. Laura, Janis et Luka ne sont pas ses enfants biologiques parce que cet homme est stérile et il ne peut jamais enfanter. Les tests ADN que je garde depuis leur naissance en sont la preuve irréfutable à l’appui. »
I
En plein centre d’une île de la méditerranée, il vivait, à une époque très proche, la famille des Louis, sous le toit d’une maison somptueuse et magnifique, érigée avec goût et élégance à l’intérieur d’une enceinte grillagée, entourée d’un jardin, embelli d’un espace gazonné bien entretenu et planté entre autres d’arbrisseaux et de conifères formant un paysage de verdure et de beauté raffinée, naturellement esthétique et impressionnante qui suscitait l’admiration ainsi que l’émerveillement de visiteurs et de promeneurs solitaires ou accompagnés.
En plus d’une infrastructure moderne et de haute qualité, elle était équipée dans un soucis de divertissement et de confort relaxant d’une piscine familiale, d’un local attenant à la cage d’escaliers menant vers la grande cuisine, composé de chambres, réservées au jardinier, au chauffeur de la maison et le cas échéant aux gouvernantes et femmes de ménages.
En balayant furtivement l’endroit à l’œil nu, on pouvait remarquer l’existence d’un poulailler plein à craquer de volailles où se pavanaient ostentatoirement quelques paons à hauteur des coqs de basse-cour qui poussaient, à intervalles réguliers, leurs cris habituels de joie pour marquer peut-être leur territoire, épater ses poules et annoncer, selon leur mode de programmation, le début ou la fin d’une journée.
Dans un coin dominant où l’animal pouvait se rendre compte de quelque présence d’intrus inattendus, il se tenait abrité dans sa niche, en toute fidélité et dévouement envers la maisonnée, un chien de garde de meilleure race qu’on avait l’habitude d’appeler Rex que tout les employés de maison aimaient et traiter avec générosité et respect. En fait, c’était Le jardinier Levin qui avait la charge de s’occuper de lui.
Aucun des autres employés n’étant autorisé à badiner avec lui ou à se permettre de le détacher sans préavis pour quelque raison que ce soit, à l’exception du majordome Tony qui avait plein droit de contrôler et de veiller sur la marche et le déroulement du service dans ce milieu de gens riches.
Les maîtres de cette maison étaient pour tout dire des joailliers d’origine hollandaise. Ils étaient spécialisés dans la fabrication et le commerce de joyaux. Ils n’avaient, faute de mieux, à ce qu’ils ressassaient immanquablement en présence de leurs tiens, qu’un seul et unique enfant, prénommé Milo.
Ce garçon, élevé dès sa tendre enfance par le meilleur des précepteurs, avait reçu une formation solide dans une catégorie de domaines bien définis. Concomitamment aux principes de culture et de connaissances primordiales, Il avait été initié à l’usage d’armes à feu, en particulier les fusils de chasse et au sport équestre. Il faisait du vélo, de la moto, de la natation et du ski nautique. Il participait en tant qu’amateur aux courses de voitures, organisées annuellement à l’île par une association de charité, qui avait pour finalité de divertir, aider pécuniairement les gens affligés d’handicapes, de nature pathologiques ou accidentels et à leur rendre un tant soit peu de confiance et développer chez eux de nouveaux sentiments de confiance et de motivation les aidant à s’attacher à la vie et ne pas perdre espoir.
Quand il avait atteint l’âge de la puberté, Milo est devenu un homme élégant, sérieux, dynamique et laborieux, qui n’empiétait aucunement sur le temps imparti au travail pour des distractions quelconques. Il débordait d’exaltation et de charme tout à la fois. Il était svelte et de haute taille, le visage imberbe, de forme ovale et injecté de sang, les cheveux lisses et touffus, les yeux vifs et étincelants, le nez tout droit, la bouche mince et souriante à la vue de ses clients, les joues sensiblement creusées et le menton pointu. Il portait des vêtements de haute couture et perfection, somptueux et magnifiques, qui variaient selon les saisons et les circonstances.
En plein esprit d’épanouissement et de lucidité, il était méticuleux et appliqué. Il cherchait à cultiver la compagnie de meilleurs amis. Il ne s’acoquinait pour le bien de sa notoriété qu’avec des gens triés sur le volet et issus de la haute classe sociale.
Néanmoins, il n’était pas de nature réservée et ne se montrait jamais réticents aux suggestions en matière de transactions. C’était le prototype de personne qui traitait convenablement, voire sévèrement, et sur le même pied d’égalité tous ses employés. Il gardait constamment le contact avec le reste de la population et jugeait tout un chacun à sa juste valeur.
Afin de passer gracieusement d’agréables moments avec amis tout s**e confondu, il mettait à profit son temps libre pour écouter de la musique classique ou les accompagner au cinéma ou au théâtre pour admirer le spectacle sur scène et s’imprégner de tous les enseignements et leçons tirés entre autres des pièces de Molière ou de Shakespeare.
En dépit de ces fréquentations quasi régulières et en pareilles circonstances, Milou n’a cependant jamais connu quelque type d’amour platonique ou passionnel. Sa concentration sur la gestion et le déroulement de ses des affaires, qui tournaient à merveille, l’empêchait de se comporter en dragueur et en romantique frivole et fantaisiste.
Toutes les filles, qui tentaient de s’agripper à lui pour une raison ou pour une autre, ont échoué in fine dans leurs projets et manigances de séduction. Chacune d’elle se posait la question de savoir le genre de mystère régissant son attitude étrange et inflexible, qui faisait de lui le type de cachotier incapable de se prononcer sur ses vrais sentiments d’amour en leur donnant libre cours pour surgir en surface et s’affirmer en évidence sans le moindre complexe ni remords.
En le regardant comme étant à leurs yeux un garçon hautain et arrogant, elles passaient leurs temps à ébruiter des paroles de dénigrement et de médisances à son sujet en le comparant à tort ou à raison à une personne dépourvue, sur toute la ligne, de désir s****l et de penchants pour le s**e opposé.
Mais personne n’étaient à même de l’atteindre dans sa dignité et son amour propre parce qu’il était entouré d’une sorte de carapace étanche et insensible à tout propos.
Lorsque ses parents s’avançaient assez dans l’âge et décèdent, il avait hérité d’eux une grande richesse que chacun de ses envieux les plus ambitieux évaluait à sa manière. Dès lors, les affaires qu’il gérait avec savoir-faire, persévérance et perspicacité, se mettaient à prospérer de plus belle.
Grâce à l’expérience et à la crédibilité consensuelle acquise dans le domaine de la bijouterie, il est devenu le légataire le plus respectueux et influent tant aux yeux de toutes les instances de l’île qu’à ceux des personnes notables.
Au moment où l’on s’apercevait de l’amélioration progressive de son chiffre d’affaires, certains professionnels libéraux, intrinsèquement cupides, qui avaient le tic de se montrer sélectives vis-à-vis de leurs amis selon leurs finances, voyaient en lui une source intarissable. Ils regardaient curieusement sa richesse avec un œil de convoi.
Parmi ces gens, avides et gourmands en matière d’argent, il existait un père de famille, plus ou moins chancelante à cause d’inexcusables incartades et frasques commises pour on ne savait quel intérêt ni intention.
C’était un traiteur professionnel. Il prenait en charge l’organisation de toutes sortes de fêtes et cérémonies. Sa tâche consistait en la mise de salles de réception à la disposition des convives. Il s’occupait autant de la gastronomie que des boissons, du personnel et du matériel.
Cet homme, quadragénaire, de taille normale, corpulent, souple et prompt, assez instruit et intelligent, d’une duplicité latente et non avouée, avait le visage lisse et bien rasé, les cheveux roux et touffus, les yeux cernés, le nez en bec d’aigle, les moustaches en brosse à dents et la bouche charnue.
Il s’habillait pendant ses heures de travail en costard varié. C’était un fumeur de prestige qui prenait plaisir de ne porter entre ses lèvres que des cigares cubains dont il prenait plaisir d’allumer que rarement et selon les situations. Quant aux boissons alcoolisées, ce traiteur ne manifestait qu’assez peu de désir à en consommer. Sa relation avec sa femme, disparue dans des circonstances indéterminées, n’avait aucun avenir et allait de mal en pire.
En focalisant continûment son attention sur l’intérêt et l’utilité de connaissances fructueuses, il cherchait par tous les moyens possibles à mettre à contribution la moindre opportunité d’user autant de sa compétence relationnelle que de sa civilité et de son l’intelligence sociale , histoire d’entreprendre des visites de courtoisie chez les personnes de son choix, tisser autant que faire se peut des relations d’amitié étroites avec des gens aisés et d’entretenir des rapports de transactions commerciales, entre autres, viables, visant à offrir ses services à une clientèle confiante et digne d’intérêt.
Laura était la seule fille du traiteur. Elle était ambitieuse et rêveuse d’un avenir brillant et prometteur. C’est l’aînée de deux garçons, Janis et Luka, deux adolescents totalement immatures. En dépit de l’insistance de leur père, souvent absent de la maison pour raison de travail, qui se prolongeait jusque une heure tardive de la nuit, ils n’accordaient pratiquement aucune attention ni intérêt à leurs études. En préférant sombrer dans la paresse et l’oisiveté quasi-totale, leurs résultats n’étaient pas tellement satisfaisants. En l’absence de leur mère, ces deux garçons souffraient le martyr en se sentant frustrés depuis tous petits d’amour et d’affection maternelle. Dans l’espoir de pallier ce vide apparent, de combler leurs lacunes en matière d’éducation et de savoir vivre, leur père, en guise de solution de rechange, les a confiés tout comme leur sœur à leur tante maternelle Layla qui cohabitait avec eux sous le même toit.
Vu son tempérament, cette femme plus ou moins égocentrique, donnait l’impression au premier venu qu’elle avait une personnalité un peu déséquilibrée et narcissique. Au moindre grabuge, elle sortait de ses gonds, s’emportait impétueusement tel un courant torrentiel d’eau, charriant sur son chemin tout un tas de choses et d’objets disparates. De cette manière similaire, elle s’en prenait arbitrairement à tous ceux qu’elle croisait à l’entrée ou à la sortie de la maison. Son extravagance zélée faisait d’elle par-dessus le marché une femme redoutable, brutale, cruelle et effrontée à l’endroit des enfants et des employés. Quand elle se mettait à gronder à la manière du tonnerre annonçant le début d’une bourrasque, sa voix de femme furieuse, mélancolique et enragée retentissait fortement et faisait écho éclatant aux quatre coins de la maison
En dépit de sa souffrance irrémédiable, de ses pernicieux ennuis, résultant d’un complexe d’infériorité apparent, lié tant à son état de célibat tardif et continuel qu’à la disparition brusque et mystérieuse de sa sœur Emma, qui avait commis l’irréparable et, par sa faute monumentale, altéré à l’insu de son mari Mateo, le traiteur, sa relation conjugale de façon définitive et indélébile, elle faisait tout de même de son mieux pour superviser au quotidien leurs agissements et s’évertuer à modifier leur conduite aberrante afin de les remettre sur les rails.
Le père de ces trois enfants, qui consacrait plus de temps à prendre en charge toutes les commandes des clients, avait à sa disposition une secrétaire, appelée Sophie. Elle avait pour rôle essentiel de s’occuper de l’organisation de réceptions ainsi que de celle des fêtes de la haute classe.
En plus de sa fonction importante exercée au sein des équipes travaillant dans les différents services offerts dans le cadre du respect de ses engagements, le traiteur Mateo, l’avait chargée d’une autre mission qu’elle avait acceptée volontiers.
Aux yeux de son patron, Sophie était considérée comme étant son bras droit par excellence. En plus ses collègues de travail voyaient en elle la femme la plus convenable qui allait toujours de pair avec Mateo. Mais, en la regardant avec autant de jalousie que d’envie, ils se méfiaient constamment de sa présence aux côtés du patron en se donnant le mot de rester circonspects.
Contrairement à ce qu’ils n’en finissaient pas de penser d’elle, Sophie qui n’accordait que de l’intérêt à sa tâche, était une fille juste, battante, ponctuelle et toujours à cheval sur les principes et les valeurs morales. C’était une fille ravissante, douée du bon sens, pleine d’entrain et de vivacité. Elle dépassait à peine le cap de la vingtaine. Elle jouissait d’une taille de mannequin qui lui permettait de briller dans toutes les occasions de fêtes. Elle avait des cheveux noirs et lisses dont elle prenait soin de les mettre en queue-de-cheval.
Pour se faire belle davantage, elle portait, pour toute parure corporelle, des boucles d’oreilles, un pendentif en diamant étincelant, un bracelet de luxe et une bague incrustée d’une pierre l’oisiveté quasi-totale, leurs résultats n’étaient pas tellement satisfaisants. En l’absence de leur mère, ces deux garçons souffraient le martyr en se sentant frustrés depuis tous petits d’amour et d’affection maternelle.
Dans l’espoir de pallier ce vide apparent, de combler leurs lacunes en matière d’éducation et de savoir vivre, leur père, en guise de solution de rechange, les a confiés tout comme leur sœur à leur tante maternelle Layla qui cohabitait avec eux sous le même toit.
D’après son tempérament, cette femme plus ou moins égocentrique, donnait l’impression au premier venu qu’elle avait une personnalité un peu déséquilibrée et narcissique. Au moindre grabuge, elle sortait de ses gonds, s’emportait impétueusement tel un courant torrentiel d’eau, charriant sur son chemin tout un tas de choses et d’objets disparates. De cette manière similaire, elle s’en prenait arbitrairement à tous ceux qu’elle croisait à l’entrée ou à la sortie de la maison. Son extravagance zélée faisait d’elle par-dessus le marché une femme redoutable, brutale, cruelle et effrontée à l’endroit des enfants et des employés. Quand elle se mettait à gronder à la manière du tonnerre annonçant le début d’une bourrasque, sa voix de femme furieuse, mélancolique et enragée retentissait fortement et faisait écho éclatant aux quatre coins de la maison
En dépit de sa souffrance irrémédiable, de ses pernicieux ennuis, résultant d’un complexe d’infériorité apparent, lié tant à son état de célibat tardif et continuel qu’à la disparition brusque et mystérieuse de sa sœur Emma, qui avait commis l’irréparable et, par sa faute monumentale, altéré à l’insu de son mari Mateo, le traiteur, sa relation conjugale de façon définitive et indélébile, elle faisait tout de même de son mieux pour superviser au quotidien leurs agissements et s’évertuer à modifier leur conduite aberrante afin de les remettre sur les rails.
Le père de ces trois enfants, qui consacrait plus de temps à prendre en charge toutes les commandes des clients, avait à sa disposition une secrétaire, appelée Sophie. Ella avait pour rôle essentiel de s’occuper de l’organisation de réceptions ainsi que de celle des fêtes de la haute classe.
En plus de sa fonction importante exercée au sein des équipes travaillant dans les différents services offerts dans le cadre du respect de ses engagements, le traiteur Mateo, l’avait chargée d’une autre mission qu’elle avait acceptée volontiers.
Aux yeux de son patron, Sophie était considérée comme étant son bras droit par excellence. En plus ses collègues de travail voyaient en elle la femme la plus convenable qui allait toujours de pair avec Mateo. Mais, en la regardant avec autant de jalousie que d’envie, ils se méfiaient constamment de sa présence aux côtés du patron en se donnant le mot de rester circonspects.
Contrairement à ce qu’ils n’en finissaient pas de penser d’elle, Sophie qui n’accordait que de l’intérêt à sa tâche, était une fille juste, battante, ponctuelle et toujours à cheval sur les principes et les valeurs morales. C’était une fille ravissante, douée du bon sens, pleine d’entrain et de vivacité. Elle dépassait à peine le cap de la vingtaine. Elle jouissait d’une taille de mannequin qui lui permettait de briller dans toutes les occasions de fêtes. Elle avait des cheveux noirs et lisses dont elle prenait soin de les mettre en queue-de-cheval.
Pour se faire belle davantage, elle portait, pour toute parure corporelle, des boucles d’oreilles, un pendentif en diamant étincelant, un bracelet de luxe et une bague incrustée d’une pierre précieuse, portant la marque dûment déposée des Louis que Milou, avec le consentement de Mateo, mettait à sa disposition pour promouvoir ses joyaux et relancer encore plus ses affaires. Pour tout vêtement, Sophie s’habillait de costumes présentables et bien confectionnés qu’elle s’achetait des magasins de près à porter, implantés au centre ville de l’île. A l’occasion des réceptions et fêtes grandioses, elle portait souvent des robes crayon avec col en V et ceinture bien assortie.
En plus de la présence de son père Julien, qui travaillait comme chauffeur de maison chez les Louis, Sophie vivait aussi, en compagnie de sa mère Lena, dans un appartement viable et décent, située au premier étage d’un immeuble contigu à la clinique où cette dernière, travaillait comme infirmière, affectée au service de la pratique d’insémination artificielle, qui détenait une banque d’échantillons de sperme injectés au besoin, pendant la période de la ponte ovulaire, à l’intérieur de l’utérus des femmes louant leur ventre pour porter, jusque au terme ultime de la grossesse, le futur bébé d’un couple, qui n’enfantait pas à cause de l’infertilité de l’épouse, due à une affection pathologique ou à des troubles irrémédiables de l’ovulation. Toutes les opérations de ce genre se pratiquaient par le vieux docteur Levi. II La relation d’amitié et de bon voisinage se fortifiait de jour en jour entre le fils des Louis et le traiteur Mateo qui, sur un coup de tête, décida de mettre en œuvre toute une stratégie bien élaborée pour gagner l’estime et la confiance qu’il fallait auprès du futur prétendant de sa fille.
Ainsi, il appela Sophie à son bureau. Sans attendre, elle alla prestement sonner à sa porte.
— Qu’est ce que c’est ? dit-il en poussant un soupir de soulagement.
— C’est Sophie, monsieur Mateo, répondit-elle d’une voix bien accentuée.
— Tu peux entrer ! dit-il calmement, les yeux rivés sur l’écran de son pc.
Dès qu’elle fit son entrée, le patron leva la tête, esquissa un sourire aimable à son adresse et lui demanda :
— Installe-toi, j’ai besoin de te parler à propos de deux choses qui me tiennent à cœur.
Sophie le regarda avec étonnement puis elle baissa les yeux un instant avant de lui demander :
— Que puis-je pour vous patron ? dit-elle. Dites-moi, je suis toute ouïe
Mateo fixa sa secrétaire avec émerveillement et chercha à aligner ses mots avant de se prononcer sur ses préoccupations :
— En plus du travail que tu fournis au sein de mon entreprise, je voudrais que tu t’occupes désormais de mes deux enfants, Janis et Luka. Ces deux fils sont de même acabit et pareils à deux mauvaises graines qui ne se développent et prendre racine que pour nuire aux meilleures plantes. Ils ont tous les deux une tête de turc.
Sophie était surprise devant la plainte et l’appréhension formulée par son patron. Elle feignit de prendre son parti et de s’allier à sa cause tout en se montrant à la fois empathique, attentionnée et compréhensible. Néanmoins, en vue d’atténuer l’état de gravité de leur situation et d’embellir esthétiquement leur image aux yeux de leur père, elle n’hésita pas à prendre leur défense en faisant valoir son point de vue :
— Tes enfants sont encore des adolescents qui manquent, peut-être, d’un esprit de maturité et de discernement et si c’est le cas, il faudra prendre toutes les précautions nécessaires pour rectifier leur conduite peu à peu.
— Et comment devrons-nous procéder pour juguler leur délinquance à temps ? Peux-tu me suggérer quelques solutions ? demanda-t-il désespérément.
Sophie toute pensive, le regard balayant la paroi des murs et du plafond, se mit à réfléchir à ce qu’elle pourrait faire pour porter un coup de main à son patron et l’aider ainsi à sauver ses enfants de la déperdition scolaire et du chômage. Elle se redressa sur son fauteuil et dit :
— Les solutions, dit-elle, sont assez nombreuses et elles diffèrent d’un cas à l’autre et selon les situations. Moi, en l’occurrence, je vais prendre le chemin le plus court et agir à ma manière. Pour ce faire, je dois d’abord prendre contact avec tes enfants et essayer de les approcher pour les mettre en confiance et leur faire comprendre que je suis là pour les soutenir de façon inconditionnelle et de leur prêter un tant soit peu d’attention et de considération. Bien que la mère biologique soit irremplaçable à tout jamais, moi, je vais tout de même m’aventurer à simuler son propre rôle.
En l’écoutant évoquer l’épouse et mère de ses enfants, Mateo qui ne s’attendait pas à de telle insinuation, préféra garder le silence et ne rien avouer de sa vie conjugale et des problèmes y afférents.
Pour relancer autrement la conversation, il lui dit :
— Comme tu le sais, mes enfants et moi vivons ensemble, sous le même toit, avec leur tante Layla, qui s’occupe de nous. Malgré sa méchanceté caractérisée et le fait d’être acerbe et effrontée, cette femme qui tire à boulets rouges à chaque fois qu’elle s’emporte, ne lésine pas cependant sur les moyens pour rester vigilante et être constamment aux aguets.
Sophie qui détestait les médisances et le dénigrement diffamatoire s’abstint de tout commentaire et en préférant la neutralité, elle se contenta de dire :
— Quoi qu’il en soit, votre belle sœur, tant qu’elle agit dans le bon sens et dans l’intention de ramener tes enfants à la raison et de leur inculquer des valeurs morales, je pense que ses efforts ne seront jamais peine perdue.
Mateo, qui approuva en silence ce schéma de pensées positives et optimistes venant de la part de sa secrétaire lui fit chapeau bas.
A ce moment précis, le téléphone sonna et le patron décrocha. C’était bel et bien la voix de Milo, qui retentit à l’autre bout du fil. Sans lui laisser le temps de s’exprimer avant lui, Mateo se mit à rire à gorge déployée en susurrant à Sophie :
— C’est le fils des Louis, le joaillier. Il demande de tes nouvelles.
Sophie esquissa un sourire et demanda à son patron de le saluer de sa part.
Mateo transmit le message à son correspondant en lui annonçant la nouvelle :
— Tu sais quoi ? dit-il. Je suis en train de préparer ma première surprise pour toi et à ce sujet je m’apprête en ce moment même à l’annoncer à Sophie qui tout comme toi ignore de quoi s’agit-il.
Milo éclata de rire et dit :
— Mais c’est une blague, mon ami.
— Non, c’est sérieux, dit-il. Avec toi, les blagues ne sont pas ma tasse de thé et elles n’ont pas droit de cité dans ma façon d’être. Alors, prépare-toi. Ce sera un grand jour. Sous peu tu en sauras davantage et tu n’auras aucune excuse de la refuser.
Milo, qui n’en crut pas ses oreilles, lui communiqua l’objet de son appel :
— Avant que tu me fasses la surprise, je voudrais t’inviter dimanche prochain à une sortie en pique-n***e dans la forêt. Je pense que nous avons tous besoin de respirer de l’air pur. Le temps que nous passons confinés dans nos lieux de travail sans être libres de faire du vélo ou de la marche à pied par exemple ne peut, à mon avis, être à long terme, sans conséquences plus ou moins délétères.
— Ne crains rien mon ami, dit-il, tu es encore jeune et dynamique et vu la formation athlétique que tu as reçue du vivant de tes parents, tu as tous les atouts nécessaires pour garder la ligne. Profite donc de ton célibat avant que tu ne sois pris à partie par ta future âme sœur. Le temps ne te pardonnera pas si tu restes accroché en permanence à tes employés. Tu as intérêt à apprendre à réconcilier entre le travail et les loisirs, sinon tu passeras toute ta vie focalisé sur la qualité de tes joyaux et sur les prix concurrentiels imposés par le marché.
— Je comprends, cher ami, où tu veux en venir, dit le fils des Louis. Je suis de ton avis sur certains points. C’est vrai que la vie est courte et qu’il faut en profiter tant que faire se peut, Mais, à côté de cela, la priorité doit aller en premier lieu aux choses sérieuses qui assurent la survie de notre professionnalisme en cas de crises ou de fluctuation désastreuse des prix.
Pour le ramener au sujet du pique-n***e, Mateo tenta de le sonder :
— Veux-tu me dire comment l’idée de m’inviter à cette.