XXXVIPour reprendre l’image, j’avais commencé à touiller la marmite, je devais désormais manger la soupe jusqu’à la dernière cuillerée. Et on verrait bien qui ferait l’indigestion. C’est dans cet état d’esprit que je “convoquai” Luc Dalban (le beau-père de Jonathan) dans un troquet, sur le port de Vannes. Je lui donnai un prétexte, désormais habituel chez moi : je devais le voir pour une affaire de la plus haute importance et pour laquelle il fallait se montrer très discret ; je titillai sa curiosité, un péché mignon de l’homme. Répondre ou pas à mon invitation fournirait déjà un précieux renseignement. Le port de Vannes était déjà très chahuté en ce mois de juin et une foule bigarrée traînait sa longue queue sur les trottoirs et terrasses, tandis que d’autres baguenaudaient de chaque cô


