Chapitre XXXVIII

643 Mots

XXXVIIIMathilda Calvet me téléphona le lendemain, elle voulait me voir. Elle avait apparemment enterré la hache de guerre. Nous nous donnâmes rendez-vous à la “serre aux papillons”, près de l’aquarium, elle avait une passion pour ces petites bêtes, les chantres de la poésie. — Ce sont les messagers des fleurs, dit-elle tout de go, elles transportent les messages d’une fleur ou d’une plante à l’autre et ces mots doux enchantent le ciel. Vous ne trouvez pas ? Je dus avouer que je n’avais pas vu les choses exactement comme ça, on n’avait pas mis la graine de l’imagination poétique – je n’étais capable que d’apprécier – dans le spermatozoïde de mon père, elle n’était donc pas sexuellement transmissible. C’était un solide maçon qui n’entendait pas grand-chose aux belles lettres, le roi de la

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