VPaul Guével observa le virage, puis l’approche, dans le sifflement de ses réacteurs, du vol 7984 d’Air France parti d’Orly-Ouest une heure et dix minutes plus tôt, à 12 heures 25 précisément. L’appareil atterrit en douceur, roula sur le tarmac avant de s’immobiliser devant le terminal. Soucieux, Guével était partagé entre deux sentiments radicalement opposés. D’une part, la satisfaction de revoir l’inspecteur parisien pour qui il nourrissait une grande estime, d’autre part une terrible angoisse concernant Patrick Massart. Allait-il s’en sortir vivant ? Et si oui, dans quel état ? Ne risquait-il pas de garder des séquelles irréversibles ? Il tenta d’écarter ces idées de son esprit, mais n’y parvint pas. Il n’avait pratiquement pas dormi de la nuit, alerté par le commissaire Simonet à l’


