IV

1256 Mots

IVÀ midi, il remonta vers sa maison isolée pour retrouver sa mère. Le mieux fébrile et un peu artificiel du matin s’était continué. Gardée par la vieille Doyamburu, elle lui affirma qu’elle se sentait guérir, et, dans sa crainte de le voir inoccupé et songeur, le fit redescendre vers la place pour assister à la partie de pelote du dimanche. L’haleine du vent redevenait chaude, soufflait à nouveau du sud ; plus rien des frissons de tout à l’heure ; au contraire, un soleil et une atmosphère d’été, sur les bois roussis, sur les fougères rouillées, sur les chemins où continuait de tomber la jonchée triste des feuilles. Mais le ciel s’emplissait d’épais nuages, qui soudainement sortaient de derrière les montagnes, comme s’ils s’étaient tenus là embusqués pour apparaître tous au même signal.

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