XLionel Séhédic ne pouvait pas savoir que Joana et Guy étaient montés à Morlaix, dans le train qui roulait dans la nuit vers Brest. Arsène et moi l’attendons à la gare aux alentours de minuit. Nous l’arrêtâmes dès sa descente du train et il il n’opposa aucune résistance, comme s’il s’attendait à nous voir. Nous le ramenâmes à Morlaix et le laissâmes macérer toute la nuit. Puis nous l’interrogeâmes sans relâche pendant quarante-huit heures et nous n’eûmes pas trop de mal à le confondre. Nous avions réuni suffisamment d’indices. De plus, il ne pouvait pas savoir ce que Jérôme Léyec avait pu nous avouer avant sa disparition. Nous lui indiquâmes qu’il nous avait effrontément menti, lors de notre entrevue, chez lui, au pont du Vieux Moulin car il connaissait Jérôme, depuis toujours. Nous avion


