VClaude Berréhar, sur son fauteuil roulant, partait tous les jours à neuf heures, faire une longue promenade. Il habitait une petite maison au bord de la Penzé, sur la rive gauche, au lieu-dit Trologot auprès d’un grand château en ruines, livré depuis des décennies, aux incursions des vandales et des voleurs de matériaux, aux criaillements des corneil les et à la fantaisie exubérante du lierre. Berréhar, habituellement, descendait jusqu’au pont de La Cor de, montait sur le trottoir sans difficulté et, arrivé au rond-point, tournait à droite et prenait vers Henvic une petite route bordée de nouveaux lotissements, descendait à droite vers le pont du Vieux Moulin et l’anse Sainte-Marguerite, puis entamait, selon les jours, un long circuit dans la campagne, variant son itinéraire en fonction d


