VII Amour maternel M. Georges Raveaud avait accédé au désir de sa femme et l’avait conduite à Paris. Il avait rappelé auprès de lui une sœur aînée sur la bonté et les soins de laquelle il comptait pour rétablir entièrement la santé et la raison de Berthe. Mlle Paule Raveaud n’avait jamais voulu se marier. Elle avait consacré la meilleure partie de son existence aux bonnes œuvres ; mais, devant le grand malheur de son frère, elle s’était émue de pitié, et maintenant que l’efficacité d’une tendresse continue sur l’esprit et le cœur de Berthe était démontrée, Mlle Paule avait résolu de se vouer à l’accomplissement de ce devoir particulier, non moins méritoire que des œuvres de charité plus générales. Elle avait donc répondu à l’appel de son frère et était venue s’installer, en même temps


