XXXV Le chevalier errant Laissons M. de Beaupréau, sa femme et Hermine regagner à pied les Genêts, et précédons-les un moment. La vieille baronne de Kermadec était, avec Jonas, dans sa chambre à coucher ; cette pièce, aux tentures à ramages fanés, aux fauteuils dont les dorures s’en allaient, aux dessus de portes peints, et qui rappelait un boudoir de Versailles du dernier siècle. La baronne était couchée sur une chaise longue, la tête appuyée sur un oreiller. Au pied de la chaise, assis sur un tabouret, le petit Jonas, un livre à la main, lui faisait la lecture. Le roman de chevalerie qu’il lisait commençait ainsi : « La châtelaine était seule en son oratoire, seule avec son page, et ses doigts jouaient dans la blonde chevelure de l’enfant, qui lui chantait un lai d’amour. « La ch


