XLVI

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XLVI L’hallali Il était environ dix heures du matin. C’était une belle matinée d’hiver comme en rêvent les chasseurs. Le soleil faisait fondre le givre aux branches des arbres, le sol était gelé et retentissait sous le pied des chevaux, l’air était vif, sonore, et permettait de percevoir le moindre bruit à grande distance. Jonas courait toujours sous la futaie ; le bonhomme avait oublié Hermine, qui continuait à le suivre ; il n’avait plus qu’une préoccupation, qu’une pensée, qu’un désir, qu’un but : assister à l’hallali. Dans les pays de chasse, quand la trompe résonne, les laboureurs abandonnent leur charrue, les pâtres leurs troupeaux, les vignerons leur bêche ou leur serpe pour courir à la voix des chiens. Courir à la voix des chiens signifie couper au plus court, en ligne droite

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