LIV

3002 Mots

LIV Revenons à Jeanne, que nous avons laissée jetant un cri, au moment où la porte s’ouvrait, tandis qu’on annonçait : « Monsieur le comte Armand de Kergaz ! » Jeanne crut voir apparaître Armand, et son cœur se fondit, et elle se prit à trembler sous l’étreinte d’une indomptable émotion. Mais soudain elle recula. Elle recula pâle, frappée de stupeur, l’œil atone, comme si elle eût vu un abîme s’entrouvrir devant elle. L’homme qui entrait n’était point celui qu’elle attendait... Ce n’était pas Armand. C’était le baronnet sir Williams ! Le baronnet était vêtu d’un élégant costume de voyage ; il était tête nue, et sa physionomie était empreinte d’une mélancolie grave et douce. Il marcha lentement vers Jeanne, immobile et comme foudroyée ; il lui prit silencieusement la main et la bai

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