Chapitre 100 : Draven. Meredith s’éloignait, glissant entre les haies de la cour comme une lueur argentée, ses cheveux captant chaque rayon de soleil naissant. Je restai immobile, la mâchoire crispée, les poings serrés. Sa témérité me mettait hors de moi : elle pénétrait sur le terrain d’entraînement, imprégnée d’une fragrance animale qui aurait suffi à désorganiser n’importe quelle meute. Son parfum flottait derrière elle, chaud et oppressant, chargé d’une promesse sauvage. Phéromones. Bien trop précoces, et pourtant déjà présentes, tissant autour d’elle un voile d’ivresse et de désir. Rien dans le monde, aucune potion, aucune essence, ne pourrait égaler cette tempête biologique. C’était réel. Et dangereux. Si mes hommes avaient été moins concentrés, le domaine aurait sombré dans


