La chambre était plongée dans une semi-obscurité. Seul le clignotement discret du feuillage agité par la brise nocturne venait troubler le silence pesant. Alicia ne bougeait plus. Assise sur le fauteuil, son dos légèrement courbé, le menton posé sur sa main, elle fixait Jeffrey sans ciller. Les traits de l’homme s’étaient un peu détendus, mais il restait endormi, comme figé dans une lutte intérieure. Elle sentit ses paupières devenir lourdes. La tension, les émotions, l’épuisement… tout pesait sur elle. Elle voulait rester éveillée, veiller sur lui jusqu’au bout de la nuit s’il le fallait. Mais son corps en décida autrement. Ses yeux se fermèrent lentement, sa tête bascula sur le côté. En quelques instants, elle sombra dans un sommeil agité, toujours assise, toujours là, à quelques cent


