69 7h31Il a toujours aimé la manière dont la nuit cède la place à la splendeur du jour, sans heurt. Il imagine un aspirateur gigantesque qui avale l’obscurité afin de dévoiler la blancheur hivernale de l’aube. Il sent la morsure du froid en rentrant chez lui après le travail ; les rues ressuscitent : camions bennes et camionnettes de laitier, un renard se faufile derrière les poubelles. Il est épuisé. En rentrant, il va se faire un sandwich au bacon. Et se servir un verre de lait frais. Si Vishnou a réussi à dénicher un nouveau livreur, peut-être même qu’un journal l’attendra. Apparemment, c’est devenu impossible d’en trouver un, ils vous bassinent avec des histoires de salaire minimum et de droit du travail. Quand il était gamin, vous preniez ce qu’on vous donnait et vous vous estimiez


