VIIHAMILCAR BARCA-4

2126 Mots

Quand le char retentissant fut entré par la porte étroite, il s’arrêta sous un large hangar, où des chevaux, retenus à des entraves, mangeaient des tas d’herbes coupées. Tous les serviteurs accoururent : ils faisaient une multitude, ceux qui travaillaient dans les campagnes, par terreur des soldats, ayant été ramenés à Carthage. Les laboureurs, vêtus de peaux de bêtes, traînaient des chaînes rivées à leurs chevilles ; les ouvriers des manufactures de pourpre avaient les bras rouges comme des bourreaux ; les marins, des bonnets verts ; les pêcheurs, des colliers de corail ; les chasseurs, un filet sur l’épaule ; et les gens de Mégara, des tuniques blanches ou noires, des caleçons de cuir, des calottes de paille, de feutre ou de toile, selon leur service ou leurs industries différentes. Pa

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