Antonia. – Pourquoi ? Nanna. – Parce qu’une p****n s’acquiert un grandissime renom quand elle peut se vanter d’avoir désespéré, ruiné, rendu fou quelqu’un. Antonia. – Sans envie de ma part. Nanna. – Que de bons écus j’ai gagnés en trompant celui-ci et celui-là ! Chez moi soupait souvent, très souvent, beaucoup de monde ; le repas fini, on apportait les cartes sur la table. « Or çà, disais-je, jouons deux jules de dragées ; celui par exemple à qui tombera le roi de coupe paiera. » Les dragées perdues et achetées, les gens, une fois les cartes en main, pouvaient se retenir de les mêler comme une p****n de f***********r ; l’argent sortait des poches et on se mettait à jouer pour de bon. Survenaient alors deux filous, de l’air de vrais nigauds qui, après s’être fait un peu prier, prenaient


