GEDINNE, le 20 novembre 2006 L’existence est parsemée de pièges dans lesquels la kriek et le désespoir nous font tomber. Le corps de Pierre en était un. Marylou en était bien consciente. Cela n’avait duré que le temps du b****r, mais le mal était fait. Dans le train, quand les effets de l’alcool s’estompèrent, la raison reprit le contrôle de son cerveau. Qu’ai-je fait ? Que signifie ce b****r ? Un moment d’égarement ? Un signe ? Elle laissa ces questions la tarauder, sans chercher à leur trouver une réponse, pour la simple et bonne raison qu’elle n’en avait pas. Ce qui l’inquiétait davantage, c’était la réaction de Pierre. Il était parti comme un voleur, regrettant amèrement son geste, alors que c’était lui qui l’avait initié. Pourquoi ce revirement soudain ? Pourquoi cet excès de repent


