XVIVers midi, le lendemain, les deux jeunes gens reprirent leur marche... Ils avaient déjeuné des restes de leur rôti de la veille, et Raymond emportait un gallinacé tué par lui le matin même. Les forces d’Elfrida semblaient un peu revenues. En outre, le chemin se faisait moins difficile, et, comme l’avait prévu Raymond, ils atteignirent, dans le courant de cet après-midi-là, une région plus fertile, où il devenait possible de se nourrir sans trop de difficultés. Ce soir-là, ils campèrent dans un bois, près d’un feu allumé par Raymond pour éloigner les animaux dangereux, au cas où il s’en trouverait aux alentours... Pour l’alimenter, le jeune homme veilla une grande partie de la nuit. À la lueur dansante des flammes, il regardait le pâle visage d’Elfrida, parfois paisible, à d’autres mome


