Partie 11

2255 Mots
 Idriss était déboussolé et se demandait en lui-même, ce que pouvait bien être ce sentiment. Il réfléchissait et méditait longuement là-dessus lorsque la nuit survint. Alors dans son sommeil, une jeune fille à la beauté angélique lui apparaît. Cette fille prenait tantôt, le visage de Siga, tantôt une autre personne. Dans le rêve, la jeune fille a été soumise au supplice d'une roue par de nombreux hommes, au moment où ces derniers voulurent tourner celle-ci, Idriss s'interposa bravement entre eux et la jeune fille. Dans l'autre séquence du rêve, il la vit s'accrocher au long d'une falaise, elle lui tendait la main en répétant sans cesse "Aidez-moi, aidez-moi, je vais tomber". Idriss saisit sa main puis la tire. Ils tombèrent tout les deux et la fille se retrouve au-dessus de lui. Au moment de toucher son visage, il se réveilla en sursaut respirant fort et trempant de sueur. Il venait de faire un rêve ou plutôt un cauchemar qui en disait long sur sa signification. Souvent, il nous arrive de faire des rêves  tellement fou et bizarres qu'au réveil, on a du mal à se l'expliquer. Seulement pour Idriss, ce rêve n'avait rien de bizarre et semblait être bien réel. Il en fît une interprétation que cette jeune fille qui n'était autre que Siga avait besoin d'aide. En quoi ? Il ne saurait le dire. Il avait dû mal à se rendormir du coup, il s'est levé, fit ses ablutions et se tint debout avec humilité et effectua quelques unités de prières surérogatoires. Après cela, il demanda au Seigneur de l'univers de lui éclairé ce qu'il venait de dans son sommeil. Au petit matin, ce qu'il fit en premier lieu, c'est d'appeler son ami Souleymane....... celui-ci répondit à la troisième sonnerie - Allô - Ça va grand lou xew - Bah pourquoi ? J'ai plus le droit de t'appeler pour prendre de tes nouvelles - Bah oui, seulement je sais que ça doit faire tôt chez vous et que si tu  m'appelles à cette heure, c'est qu'il  y a quelque chose - Oui, mais tu me connais, je suis trop matinal moi - hahaha toujours égale à lui-même - Bref, hier je suis allé chez toi ; ta mère était très accueillante une femme merveilleuse je te dis - Ah bon ! Elle était contente alors. Comment elle va ? - Elle va très bien, elle n'arrêtait pas de parler de toi, tu lui manques vraiment - Moi aussi, elle me manque - J'ai aussi rencontré ton père, il était ému lui aussi ; et tes sœurs. Oh my God, tu ne m'avais pas dit qu'elles étaient si belles - T'aurai dû deviner hein, vu leur frère - Va la ba toi... je ne connais pas une personne aussi moche que toi. - Aïe je suis vexé là - En fait, j'ai flashé sur l'une d'entre elles, boy faut ga maymako, nop nako d - Si tu as 5 millions, une villa, une voiture et je fais allusion à ta nouvelle voiture là...... deux billets d'avion pour la Mecque tu peux commencer à annoncer ton mariage avec elle - Je donnerai ma vie pour elle ça j'en suis sûr - En fait tu ne m'as pas dit de qui, s' agit-il. Malou, Siga, Tima ou Astou.... - Elle s'appelle Siga.... ohh SIGA en chantonnant son prénom - Ah oui elle, c'est ma sœur préférée.  Bah appelle la et parles en avec elle. Elle n'est pas difficile - Non, elle m'a l'air trop calme et timide. Je ne peux pas l'appeler comme ça - Elle est devenue comme ça du jour au lendemain, mais ça va lui passé si elle arrive à avoir un copain - Tu veux me faire croire qu'elle n'a jamais eu de copain - Hahaha... elle ne regarde même pas une personne dans les yeux - Diokh mako ma yengueul ko je vais la changer ; mais boy faut que tu tâte le terrain aussi - Je vais rien tâter. Depuis quand tu as besoin qu'on te prépare le terrain pour aborder une fille - C'est pas n'importe quelle fille, il s'agit de ta sœur, donc ça change tout et je n’ai pas droit à l'erreur. - bof Siga n'est pas trop compliquée, je te sens son numéro comme ça tu l'appelles - Ok c'est mieux que rien bon je te laisse faut que je file à l'hôpital et n'oublie file-moi son contact par sms - Je te préviens si tu..... - Oh ne t'en fait pas je vais la mariée direct - Tu me tiendras au courant. Bon moi, je vais continuer mon sommeil.  Have a nice day Toute la journée ce cauchemar lui revenait à la tête. Il pensait tellement à Siga. Il avait composé son numéro plus d'une dizaine de fois, mais à chaque fois, il se rétractait. Il finit par appeler sa mère et en profite pour lui demander les nouvelles de Siga et pour faire diversion, il lui demande en même temps celles de Malou. Ce qu'il ne savait pas est que Mère Penda l'avait bien depuis le début. Siga quant à elle ne cessait de revivre ce moment où Idriss lui saisit la main, ce moment ou ses yeux se sont plongés sur les tiens et cette vague de frisson qui lui traversa tout le corps. Elle n'avait jamais ressenti un truc pareil, même avec Alioune Badara qui était un peu proche d'elle. Cette nuit, elle ne put fermer l'oeil passa le plus de son temps à penser à cet homme à l'allure pieux et au regard séduisant. À chaque fois qu'elle pensait à lui, un sourire se dessinait sur son visage, elle s'imaginait déjà d'être avec lui, dans ses bras, faire partir de son quotidien, etc. mais une petite voix lui fit revenir à la réalité. Elle se disait que ces genres d'homme ne s'intéresseront jamais à une fille comme elle. Idriss appelait souvent Mère Penda et Pa Khalil pour prendre de leur nouvelle. Il hésitait toujours à appeler Siga. Celle-ci continuait à occuper ses pensées. Il pensait à elle, au travail, au sport..... et c'était pire quand il était seul ; il ne voyait qu'elle, aucune autre femme ne l'attirait. Quand il finit son service vers 19 h, il décida d'aller voir sa mère. Depuis qu'il est rentré, il est parti là-bas que deux fois par manque de temps. Il prit la corniche et direction Mermoz. Quand il arriva, sa petite sœur d'à peine 13 ans lui sauta dessus - Idrisss (en lui faisant un long câlin) - Tu m'as manqué ma chérie, tu vas bien elle semblait réfléchir sur sa réponse comme si elle en n'était pas sûre - Bah oui puisque tu es là maintenant - Donc tu n'allais pas bien avant que je sois là - Non. En fait, j'avais demandé la permission à Maman de venir passer le week-end chez toi, mais elle ne m'a toujours pas donner une réponse exacte - Ah oui ! Laisse-moi réglé cela - Ah génial - Soit prête vendredi, je passerai te prendre à la descente ok Elle sourit toute contente et lui refit un autre câlin. Il trouva son beau-père au salon en train de regarder le journal télévisé. Il entretenait de très bonnes relations avec lui, il l'a considéré toujours comme son père. Il le salua chaleureusement et discuta quelques minutes avant de monter voir sa mère - Dr. Koné, looy def sama keur lui  attaqua sa mère - Ah c'est super l'accueil ! - Tu avais oublié ta pauvre mère deux semaines tégou mala beute (Je ne t'ai pas vu) - Ne dis pas ça, maman comment on peut oublier une mère aussi merveilleuse que toi Sophie était une femme merveilleuse, pleine de vie, gentille et très drôle. Une dame modèle sur tous les plans, elle n'hésitait jamais à aider son prochain ; elle était la mère Theresa du quartier. Tout le monde la connaissait grâce à ses bonnes actions. Elle était  d'une générosité sans égale, son sens de partage a été loué par toute sa famille, son mari était très fier d'elle, elle assurait son rôle de mère et d'épouse comme il le faut. Il remerciait toujours le tout puissant d'avoir mi sur son chemin cette femme douce au grand cœur. Idrissa avait hérité ça d'elle. Elle discutait avec son fils de tout et de rien jusqu'à ce qu'elle lui pose cette question - Wa Idriss, depuis que tu es rentré, tu m'as dit tous tes projets sauf, celui de se marier. Tu as réfléchi sur cela ? - Oui maman, c'est juste que je n'ai pas encore trouvé une fille qui me convient -Qui te convient ça veut dire quoi ak xaleyi jiguene yi Dakar yi bari ba d. Ne me dis pas que depuis que tu es là, tu ne vois personne - une fille que j'aime, je veux dire À cet instant son esprit s'est tourné vers Siga. Il se demandait comment faire pour lui déclarer sa flamme. Mais puisque rien était acquis, il préféra ne rien dire à sa maman - Ou bien si tu veux je peux te présenter aye xalé you bakh ta yarou (des filles très bien éduquées) - Surtout pas ça maman, laisse-moi faire.  Je te promets qu'avant cette fin d'année In shaa Allah, je t'emmènerai une belle fille - Tu parles ! En tout cas la fille de Ndeye Maguette, j'aimerais bien que tu la rencontres. Elle s'appelle Kiné, c'est une femme pleine de bonnes qualités et je l'apprécie beaucoup - Maman s'il te plaît ne me présente personne, j'ai déjà des vues sur une autre, c'est juste que j'attends quelque chose pour t'en parler.... - C'est bien alors, je reste à l'écoute - Nianal ma rek. Après cette visite, il rentra chez lui très fatigué. Il n'avait pas voulu manger chez sa mère sous prétexte que sa bonne avait préparé son plat préféré. Il le trouve bien cuit dans la cuisine. Il se servit et mangea avec appétit avant de monter pour faire sa routine. (....) Son rendez-vous était arrivé, soit un vendredi. Sa mère ne pouvait pas y aller avec elle parce que l'état de Madou s'aggravait, elle voulait rester avec lui et l'assister vu que sa femme ne le faisait pas. Mais Siga lui dit que si elle n'y va pas avec elle, elle n'ira pas. - Siga la prochaine fois tu vas devoir y aller toute seule maintenant tu n'es plus un enfant qu'on doit emmener à chaque fois en plus tu connais le chemin - Maman tu sais très bien que je ne me sens à l'aise qu'avec toi - Il va arriver un moment ou il va falloir te débrouiller toute seule parce que tu es une grande personne et je ne serai pas toujours là si je me.... - Hi maman ne finit pas ta phrase - Hum wa bahna. Tu as vu Madou qui va s'occuper de lui depuis qu'il est malade sa femme ne le calcule plus - Oh le pauvre ! C'est à cause de cette femme, qu'il nous humilie touts les jours. Et maintenant elle lui tourne le dos au moment où il a plus besoin d'elle - Tu as vu - mais bref y a Malou, elle pourra veiller sur lui de temps en temps - Hum Malou d hamgani daf ko mérè ba legui (Malou lui fait toujours la tête) Cette dernière en pénétrant  la chambre entendit son prénom - Vous parlez de moi ? Demanda Malou - Je disais à Maman que tu pourras veiller sur Madou demain parce que, c'est mon rendez-vous et je dois y aller maman - Mane miiii ne comptez pas sur moi  ana diabaram (où est sa femme) - Quelle femme même... hum Malou tu descends à quelle heure demain - À 10 h mais maman je ne pourrai pas j'ai un travail de groupe - Dimba liko rek sa mague la. Travail bi guéne haar  (aide le, c'est ton grand frère, le travail peut attendre) C'était pas facile de l'embobiner, mais elle finit par accepter, disant qu'elle le faisait pour sa mère Comme d'habitude, elles arrivèrent tôt à Dakar. Une fois à l'hôpital, elles se dirigèrent directement au service d'urologie. La secrétaire les accueillit chaleureusement - As salamou haleykoum sama dom (Bonjour ma fille) - Aleykoum salam yaye boy (Bonjour Maman) - gnoune d dagno amone rendez- vous ak Docteur Danfa. 9 h sakh la wone wayé dagno hawa tardé (On avait rendez-vous avec Dr. Danfa à 9 h mais on est arrivé un peu en retard) - Amoul problème, Docteur legui la gnew mais togue lene har ( Y a pas de problème, Dr. vient juste d'arriver) - Ah bahna kone Diereudieuf waay (Ah c'est bien alors merci) - Dr. Danfa sakh dafa voyagé, mais ame na kouko remplacé moy géré rendez-vous yimou fi bayi yep (Dr. est en voyage mais, il y a quelqu'un d'autre qui le remplace, c'est lui qui s'occupe de ses rendez-vous) - Ann waw bahna gnigui tok haar ( d'accord on attend alors) - Ok dans un instant, ce sera à vous Quand leur tour arriva, la secrétaire les appela. Siga ne voulait pas y aller toute seule vu que c'était pas Dr. Danfa, elle se disait qu'elle aura encore honte qu'une autre personne découvre sa maladie. Elle obligea alors sa mère à venir avec elle. Lorsqu'elles pénètrent le bureau, Siga resta figé sur place,  surprise de voir la personne qui était assise derrière ce bureau sûrement en train de lire son dossier. 
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