XXIII La famille de M. ArachNous n’étions plus à table. M. Arach, après s’être promené quelques instants dans sa chambre, respirant avec peine et parfois à grand bruit, revint vers moi ; puis, me prenant par la main, il me conduisit en face d’une porte sur la clef de laquelle il mit la main pour l’ouvrir. Il me regarda alors avec une larme dans l’œil, qui me fit beaucoup d’impression. – Vous m’avez cru seul ici, me dit-il ; vous vous êtes trompé ; je suis en famille, ma famille est là ! Il ouvrit en même temps la porte et entra en me précédant dans la chambre. Il s’avança vers un lit de parade : – Voici ma femme, me dit-il en soulevant un voile qui couvrait ce lit. Madame Arach était morte depuis plusieurs années, et l’on eût dit qu’elle dormait dans son lit, tant la vie paraissait act


