89Sargon contemplait tétanisé le ballet mortel qui se jouait dans l’espace. Debout, tous les muscles tendus à l’extrême, il attendait la fin. La fin de son rêve. Ce Palais qui, dans quelques heures, ne serait plus qu’une masse informe. – Ça suffira, Olan ? – En principe, Zee. En principe. Tout dépend de la nature de ce que le Palais va percuter. – Probablement une roche volcanique… – Probablement, oui. Mais ça pourrait tout aussi bien être extrêmement lourd. Un métal par exemple. Nous n’avons pas eu le temps d’analyser… – De toutes façons, c’est trop tard maintenant. Par égard pour Sargon, Olan avait débranché toutes les alarmes du bâtiment. Très tôt elles avaient bien entendu détecté la présence d’un objet sur la trajectoire. Il était inutile d’ajouter le son strident des sirènes à


