49Depuis le début de la matinée, une pluie torrentielle dévalait les pentes des montagnes, charriant des tonnes de pierres, de boue, et de débris végétaux. Les nuages noirs et menaçants enveloppaient les cimes d’un linceul sinistre. Nos deux compères s’étaient donc réfugiés dans le bureau bibliothèque de Fernette. Au travers des fenêtres, la faible lueur du jour tentait d’éclairer la scène, sans y parvenir vraiment. Seul les reflets dansants du feu de bois que Fernette avait allumé donnaient un peu de vie à l’ensemble. Devant la cheminée, confortablement installés dans de vieux fauteuils club des années 50, Simon Duteil et Jacques-Yves Fernette tiraient rêveusement sur un énorme cigare de la Havane que Jacques Yves Fernette appréciait tout particulièrement, en sirotant un vieil armagnac


