59À cette heure de la journée, tout était calme dans la ville. La chaleur de l’après-midi était trop intense pour se livrer à une quelconque activité. Les rues de Nubira étaient désertes ou presque. Seuls quelques jeunes annunakins, moins sensibles que leurs aînés aux variations de température, se prélassaient à l’ombre d’un mur ou sous la fraîcheur d’un arbre. Ils avaient choisi ce nom, Nubira, en souvenir d’une vie perdue sur un monde hospitalier. En souvenir d’un passé révolu qu’ils ne reverraient sans doute jamais. Petit à petit, ils s’étaient habitués au confort sommaire des baraquements construits en hâte pour les accueillir. Personne n’avait la moindre idée de la raison de leur présence ici. Beaucoup étaient issus de la haute société de Nubiru, et ils avaient un temps espéré jouir


