Chapitre 18-2

3005 Mots

— Quand je t'aurai tuée, je les plierai à ma volonté ! Un cri fusa sur la gauche d'Aila, à peine le temps de détourner l'attention des deux femmes. Pourtant, ce fut de sa droite que le danger fondit. Barou venait de s'élancer et, d'un geste précis, glissa le bracelet au poignet de l'Être qui se volatilisa aussitôt, sans même un mot. Immédiatement, Bonneau et Aubin se précipitèrent vers le corps qui resta étendu à terre, tandis qu'Aila, incrédule, observait la scène. Autour d'elle, tout apparaissait flou, voire irréel... Son esprit était parti si loin qu'un effort de volonté lui fût nécessaire pour réintégrer sa place parmi les siens. Quand la réalité l'atteignit enfin, son cœur sombra. À pas lents, elle se rapprocha, puis s'agenouilla aux côtés de Barou. Son regard empli de larmes se leva

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