Froid, visqueux, glacial, écœurant, l'esprit de Césarus s'insinua dans le sien pour reprendre le contrôle de la bataille. Aila frémit de dégoût à son contact, puis vacilla sous le coup de son premier assaut. Sa puissance se développa tel un étau dans lequel il enferma de nouveau chacun de ses soldats avant de s'étendre jusqu'à elle, l'enserrant avec la volonté de la réduire à néant. L'ordre d'obéissance de l'empereur pénétra dans la tête de la jeune femme comme une vrille destructrice et, de peu, elle parvint à s'y soustraire, totalement ébranlée. Cloisonnant son esprit tant bien que mal, elle se raidit pour mieux se protéger du danger, désespérément consciente que tous ses plans magnifiques venaient de voler en éclats, un peu comme sa confiance. Les guerriers de Césarus non neutralisés se


